Arbor Pagan Festival 2026

« Je ne pense pas à toute la misère. Je pense à la beauté qui reste » Anne Franck

Notre relation avec Arbor et son équipe ne date pas d’hier. Nous les côtoyons depuis belle lurette et les échanges sont plutôt bons.

Je pense que le grain de folie et d’instabilité qui nous caractérise n’y est pas complètement étranger.

Dès lors, participer à la deuxième édition du Pagan Festival ne semblait pas une option lors de la préparation de notre calendrier d’activités. Surtout au sein d’une année plutôt légère en terme de fêtes médiévales.

Ni une ni deux, la Garde embarque chapiteaux, lits de camp, matériel de démo et une bonne dose de second degré dans la fourgonnette, et nous voilà en route pour un marathon de 4 jours de cuisine, combat, artisanat et concerts.

« Oh ça va…. c’est un festival. C’est comme du camping »

Ben voyons. Et le caribou met le biscuit de marine dans la toile de jute.

Parlons-en de nos biscuits de marine. Lors de la préparation du matériel de cuisine certains d’entre eux ont ressurgi des abysses. (De la dernière fête). Leur utilisation entant que source de nourriture ayant été compromise, ils ont été reconverti en projectiles de poêle à frire ou de fronde medievale. Avec, ma foi, une efficacité surprenante.

Mais c’est avec des biscuits plus digestes que notre nouveau four (Marcel 2) a été inauguré.

N’ayant point les patentes requises, nous n’avons néanmoins pas pu faire en profiter le public. Nous avons été contraints de les garder pour notre seul estomac. Quel dommage.

La première soirée du jeudi, la Garde ne s’est pas retenu. Les combattants ont mis les bouchées doubles. Alors les premières angoisses apparaissent. 

« On a déjà plus de voix. Et on a encore 3 jours »

Bof… on verra bien. Demain est un autre jour.

Et bien le lendemain fut bien humide. Mais uniquement en dehors des heures d’ouverture. On va pas se mentir, ça nous a fait drôlement du bien. Même lors du démontage en catastrophe du dôme de la zone VIP. Certains diraient que la Garde porte la poisse. Nous préférons penser que nous sommes toujours présent là où on a besoin de nous.

Ayant consommé la moitié de la batterie de nos smartphone à consulter le radar météo, nous aurons pu nous consacrer plus sérieusement à nos animations dès l’ouverture des festivités.

Y’a-t-il autre chose à ajouter?

Ah oui, c’est le vendredi justement qu’à débuté une histoire qui deviendra légendaire dans le monde des expérimentation brassicole et que je vous conterai en fin de cet article.

Si vous avez bien suivi à l’école, vous devriez savoir qu’au vendredi succède le samedi. Une journée complète et chargée pour la Garde. 

Plus de combat, plus de biscuits, plus de musique. Aux formidables découvertes sonores que nous ferons, nous ajouterons des combats épiques avec support technique des vikings pour la sono, extinction de voix oblige. Quoi? Comment ça il reste un jour?

Le dimanche est la journée gratuite. Sous un soleil radieux, nos familles viendront en masse nous rendre visite et nous soutenir. Ce furent de grands moment de cuisson collective dans une ambiance qui rappelle un peu les interview des pilotes en fin du Paris-Dakar, qui entre deux cloques racontera que « il fait un peu chaud mais on est content ». Aussi connu comme « aaarrrggghh » quand on a oublié sa crème solaire.

Mais dites-donc…. je vous avais pas promis une légende moi?

« LA DYSLEXIQUE »

Il était une fois un petit groupe de Gardes bien festifs mais toujours alertes, qui se rendirent un vendredi soir au bien connu « Bar des Vikings ».

« Tu veux une blonde ou une blanche ? » Nous questionne Pingu, experimenté et exténué tavernier en sortie d’une éprouvante journée.

A cette interrogation pertinente, une Garde quelque peu fâchée avec ses syllabes repondra: « Une Blonche » 

Nul ne sait précisément combien de temps dura alors le fou rire qui s’en suivit. Mais chacun se souviendra qu’après avoir servi la « blonche », Pingu lancera cette boutade: « revenez demain à minuit et vous aurez la triplette »

Lorsqu’il fut sûr pour nous que cette invitation n’était ni fanfaronne, ni déplacée, le défi apparu alors comme un chemin de vie à ne pas louper.

Ainsi, 24 heures plus tard, fort de quelques renforts glânés de-ci de-là, nous nous rendâmes hardiment sur les lieu d’eau rencontre.

Fidèle à sa parole, Pingu était présent.

Il nous dit alors: « je vous avais promis une triplette, qui est une blonche à l’hydromel. Mais… tenterez-vous la quadriplette? »

L’hésitation ne fut que théorique car bien sûr, nul défi me rebute un Garde du Mont-Gibloux.

Pingu ajouta donc du granité en plus des breuvages déjà pré-cités.

Avec néanmoins l’avertissement suivant: « vous avez intérêt à les finir même si c’est dégueulasse ».

C’est mal nous connaître que de douter de notre détermination.

Nous goutâmes. Et nous l’adoptâmes.

Pingu gouta de même et n’en revint point de cette incroyable découverte.

« L’an prochain on la met à la carte! »

Attention Pingu, les Gardes ont la mémoire solide. Ainsi nous lui firent la suggestion de la nommer « La DYSLEXIQUE » en hommage au lapsus par lequel tout a commencé.

Croyez-nous, Audrey et Yann n’auront nul repos tant que la DYSLEXIQUE ne sera pas dans leur arsenal pour 2027.