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Fête au Village de Veytaux – FEVI 26

La fête au Village de la Riviera est unique en son genre.

Le thème et le village changent chaque année. Ce fut donc une chance improbable et incroyable que le thème et le lieu nous correspondent à ce point cette année.

En quoi ça nous correspond? Et bien le thème c’est « Fête et Légendes » et le lieu est le village où votre serviteur a passé une partie de son enfance.

Sauf que… ça n’a failli pas se réaliser suite à un malentendu.

Retour en arrière:

Août 2025, les organisateurs nous contactent pour que nous participions à leur événement de septembre. « On va dire non. On est trop chargé »

Quelques jours plus tard, je raconte l’échange à mes parents qui, interloqués, me rétorquent « mais… c’est en 2026 ».

Le mail de correction est parti le soir même, avec l’espoir qu’ils n’avaient pas entre-temps trouvé quelqu’un d’autre.

Heureusement non.

Nous voilà donc l’ouvrage sur la table pour préparer Veytaux.

Une année plus tard, la date fatidique approche et quelques imprévus commencent à faire monter le stress. Malgré notre expérience de ce genre de situation rocambolesque, on ne peut s’empêcher de se figurer plein de scénarios.

Fort heureusement, les organisateurs savent rebondir. Ils trouveront des solutions de secours à chaque difficulté.

Au final, nous dormirons dans une église. Moins de montage et plus de tranquillité pour se reposer. (Une fois qu’on a trouvé commen5 desactivé l’eclairage sur detecteur de mouvement).

Gagnant-gagnant.

De la fête elle-même, que pourrions-nous vous raconter ?

Et bien commençons par vous dire que les habitants de la région sont merveilleusement accueillants et chaleureux. Nous avons rarement, dans une fête médiévale, croisé un public aussi enthousiaste. Nous avons eu de nombreuses présentations de combat, et de tir à l’arc. Et dans chaque cas, le public a repondu présent sans retenue.

Pourtant, après avoir gravi le dénivelé vertigineux de l’avenue des Falquières ou du Chemin de la Chapelle, je vous garanti qu’on en menait pas large.

« Au combat! »

« Stooop… on…. reprends… notre… souffle…. »

Alors qu’au campement, au niveau du marché médiéval, nos artisans et experts partageaient leur savoir avec un public peu habitué à ce genre d’activités (et donc très demandeur), la fête battait son plein.

Les moments mémorables?

2 défilés avec les sociétés locales et avec les enfants et un nouveau bouclier à notre effigie pour accompagner les prochaines pages de notre histoire. 

Une armée d’archers de tout âge, qui maintenant sauront dans quel sens on met une flèche sur un arc.

Des combats épiques avec en apogée le tout dernier soir, avec un public de feu comme on en a jamais vu.

Une tournée des caveaux à la rencontre des habitants. Tournée dont le volume sonore est allé crescendo entre les 8 sociétés locales, avec un ambiance toujours folle.

Et….une responsable de paroisse bien sympathique mais qui, vraisemblablement, ne s’attendait pas à trouver 15 médiévistes et leurs lits de camp dans son église.

Merci aux organisateurs d’avoir choisi la Garde du Mont-Gibloux pour animer leur fête au village.

Merci aux Gardes de leur engagement incroyable qui rendit cet événement unique. Pour les habitants. Mais aussi pour votre serviteur qui vecu ce retour aux origines comme un bain de jouvence.

Arbor Pagan Festival 2026

« Je ne pense pas à toute la misère. Je pense à la beauté qui reste » Anne Franck

Notre relation avec Arbor et son équipe ne date pas d’hier. Nous les côtoyons depuis belle lurette et les échanges sont plutôt bons.

Je pense que le grain de folie et d’instabilité qui nous caractérise n’y est pas complètement étranger.

Dès lors, participer à la deuxième édition du Pagan Festival ne semblait pas une option lors de la préparation de notre calendrier d’activités. Surtout au sein d’une année plutôt légère en terme de fêtes médiévales.

Ni une ni deux, la Garde embarque chapiteaux, lits de camp, matériel de démo et une bonne dose de second degré dans la fourgonnette, et nous voilà en route pour un marathon de 4 jours de cuisine, combat, artisanat et concerts.

« Oh ça va…. c’est un festival. C’est comme du camping »

Ben voyons. Et le caribou met le biscuit de marine dans la toile de jute.

Parlons-en de nos biscuits de marine. Lors de la préparation du matériel de cuisine certains d’entre eux ont ressurgi des abysses. (De la dernière fête). Leur utilisation entant que source de nourriture ayant été compromise, ils ont été reconverti en projectiles de poêle à frire ou de fronde medievale. Avec, ma foi, une efficacité surprenante.

Mais c’est avec des biscuits plus digestes que notre nouveau four (Marcel 2) a été inauguré.

N’ayant point les patentes requises, nous n’avons néanmoins pas pu faire en profiter le public. Nous avons été contraints de les garder pour notre seul estomac. Quel dommage.

La première soirée du jeudi, la Garde ne s’est pas retenu. Les combattants ont mis les bouchées doubles. Alors les premières angoisses apparaissent. 

« On a déjà plus de voix. Et on a encore 3 jours »

Bof… on verra bien. Demain est un autre jour.

Et bien le lendemain fut bien humide. Mais uniquement en dehors des heures d’ouverture. On va pas se mentir, ça nous a fait drôlement du bien. Même lors du démontage en catastrophe du dôme de la zone VIP. Certains diraient que la Garde porte la poisse. Nous préférons penser que nous sommes toujours présent là où on a besoin de nous.

Ayant consommé la moitié de la batterie de nos smartphone à consulter le radar météo, nous aurons pu nous consacrer plus sérieusement à nos animations dès l’ouverture des festivités.

Y’a-t-il autre chose à ajouter?

Ah oui, c’est le vendredi justement qu’à débuté une histoire qui deviendra légendaire dans le monde des expérimentation brassicole et que je vous conterai en fin de cet article.

Si vous avez bien suivi à l’école, vous devriez savoir qu’au vendredi succède le samedi. Une journée complète et chargée pour la Garde. 

Plus de combat, plus de biscuits, plus de musique. Aux formidables découvertes sonores que nous ferons, nous ajouterons des combats épiques avec support technique des vikings pour la sono, extinction de voix oblige. Quoi? Comment ça il reste un jour?

Le dimanche est la journée gratuite. Sous un soleil radieux, nos familles viendront en masse nous rendre visite et nous soutenir. Ce furent de grands moment de cuisson collective dans une ambiance qui rappelle un peu les interview des pilotes en fin du Paris-Dakar, qui entre deux cloques racontera que « il fait un peu chaud mais on est content ». Aussi connu comme « aaarrrggghh » quand on a oublié sa crème solaire.

Mais dites-donc…. je vous avais pas promis une légende moi?

« LA DYSLEXIQUE »

Il était une fois un petit groupe de Gardes bien festifs mais toujours alertes, qui se rendirent un vendredi soir au bien connu « Bar des Vikings ».

« Tu veux une blonde ou une blanche ? » Nous questionne Pingu, experimenté et exténué tavernier en sortie d’une éprouvante journée.

A cette interrogation pertinente, une Garde quelque peu fâchée avec ses syllabes repondra: « Une Blonche » 

Nul ne sait précisément combien de temps dura alors le fou rire qui s’en suivit. Mais chacun se souviendra qu’après avoir servi la « blonche », Pingu lancera cette boutade: « revenez demain à minuit et vous aurez la triplette »

Lorsqu’il fut sûr pour nous que cette invitation n’était ni fanfaronne, ni déplacée, le défi apparu alors comme un chemin de vie à ne pas louper.

Ainsi, 24 heures plus tard, fort de quelques renforts glânés de-ci de-là, nous nous rendâmes hardiment sur les lieu d’eau rencontre.

Fidèle à sa parole, Pingu était présent.

Il nous dit alors: « je vous avais promis une triplette, qui est une blonche à l’hydromel. Mais… tenterez-vous la quadriplette? »

L’hésitation ne fut que théorique car bien sûr, nul défi me rebute un Garde du Mont-Gibloux.

Pingu ajouta donc du granité en plus des breuvages déjà pré-cités.

Avec néanmoins l’avertissement suivant: « vous avez intérêt à les finir même si c’est dégueulasse ».

C’est mal nous connaître que de douter de notre détermination.

Nous goutâmes. Et nous l’adoptâmes.

Pingu gouta de même et n’en revint point de cette incroyable découverte.

« L’an prochain on la met à la carte! »

Attention Pingu, les Gardes ont la mémoire solide. Ainsi nous lui firent la suggestion de la nommer « La DYSLEXIQUE » en hommage au lapsus par lequel tout a commencé.

Croyez-nous, Audrey et Yann n’auront nul repos tant que la DYSLEXIQUE ne sera pas dans leur arsenal pour 2027.

Médiévales de Saillon 2025

« La mémoire est aussi menteuse que l’imagination, et bien plus dangereuse avec ses petits airs studieux. » Françoise Sagan

Votre serviteur ne s’est pas rendu à Saillon.
Aussi afin de vous pondre le présent article, je me suis mis en quête d’anecdotes et souvenirs de tous mes acolytes qui y sont allés.
Et …. Une seule personne m’a répondu.
Bien entendu, il faut rester compréhensif. La fatigue, les émotions la fin de la campagne qui s’approche…
Alors que je m’apprêtais à les relancer, je me suis alors dit… « Mais avec tous les messages, les photos, les blagues qui ont été partagées…. N’ai-je pas là tout ce qu’il me faut ? »
Chiche. Je vais vous raconter un évènement, où je ne suis pas allé.

Plantement de Campage

Commençons par se rappeler qu’on ressort du Pagan Festival. Autre ambiance. Saillon c’est du sérieux. Sauf que quand il faut planter le auvent, le terrain choisi était… pas optimal. Quelques tergiversations plus tard, un nouvel emplacement est choisi et s’avérera parfait.
Alors que le Maréchal s’afflige que les Gardes soient incapables de tenir un bâton sans en faire une arme (quelle surprise !), l’installation se poursuit en douceur. Je crois qu’on a un peu pris la confiance.

Artisons, que diable ! Artisons !

La fête peut démarrer. Le campement est bien animé avec nos artisans et nos increvables cuisiniers. Et nos fileuses de laine sont sur le pied de guerre. Les connaisseurs passent voir le travail, et… les moins connaisseurs…
« Vous vendez le coton ? »
« C’est de la laine »
« Vous vendez la laine ? »
« non »
« C’est une machine à coudre ? »
« …. C’est un rouet. »
« Vous vendez la laine ? »
« NON ! »

Filez la laine, de nos moutons dondaine….PAF ! …Aïe, désolé…

Ça va Barder !

Grande première pour la Garde : Nos Bardes ont mis les petits instruments dans les grands. Et c’est parti pour de la danse et de la gigue.
Des prestations qui viennent encore étoffer un catalogue déjà pas piqué des hannetons (comme dirait Cyrielle)
Alors certes, quelques courageux amateurs auront tenté de leur damer le pion (Coucou la Rioule), et fort heureusement, quelques Gardes prévenants auront pris un peu de temps pour aller les soutenir afin que leur moral ne s’effondre point. Les Gardes adorent s’occuper des petites bêtes dans le besoin.

Chaud Must Go On

Nos escrimeurs étaient fidèles au poste, comme toujours, avec grand renforts de Bardes (Voir plus haut) et de nos Danseuses, qui pour l’occasion profiterons allégrement de la musique faite maison. Car il faut le savoir, Saillon interdit les enceintes et autres stéréo portatives. Et ce qui nous est apparu comme un contrainte au premier abord, fut en fait une aubaine, car ça nous a permis de briller encore davantage. Faites péter les lunettes de soleil.

Combien ça a de faces, un dé « Montage » ?

Ils étaient bien fatigués nos Gardes du Mont-Gibloux. Et c’est pour de bonnes raisons…
Et soudain… C’est le drame !
LA PLUIE !
Branle bas de combat. On appelle Jacky pour préparer la grange de séchage.
Allez, je vous spoil : à l’image de tous les évenements 2025, on s’en tire bien une fois encore, et le matos va sécher sur place. C’est le Karma.
Le démontage va se passer à l’image de l’arrivée, en douceur. Certains ne pourront pas cesser de danser malgré la fatigue. Les courbatures se feront sentir le lendemain.
Qu’importe, encore un voyage réussi pour la Garde du Mont-Gibloux
Et pour votre serviteur ? Et bien des souvenirs partagés que j’ai essayé de vous transmettre au mieux alors que je n’en faisais pas partie. Il n’est pas impossible que j’ai enjolivé quelques passages, mais…. Ne sommes-nous pas là pour rêver ?

Arbor Pagan Festival 2025

« Soyez une Licorne sertie de diamant: Incassable et Unique »

Coco

Il faudrait être fou pour penser que ce festival puisse échouer. Audrey et Yann étaient aux commandes. Pour la Garde du Mont-Gibloux, c’est un gage de confiance. Pour le coup… on ne s’est pas planté! Et la liste des fêtes réussies de 2025 s’allonge encore.

Allons donc dans le détail…

Le Parc de la Poya s’est animé dès le jeudi dans une ambiance pirate. Vous nous connaissez… ça nous parle. Danse et musique étaient au rendez-vous, ainsi qu’une remorque changée en navire pour l’occasion. « Ça commence bien » dira Noël. Ben oui, la Garde est pas là pour être discrète.

C’est avec des imprévus qu’on construit des souvenirs et la tempête s’en est mêlée. Quelques défis supplémentaires pour les organisateurs, mais gérés avec flegme et humidité. Des musiciens incroyables, qui ont assuré un show de haut niveau malgré le déluge y ont largement contribué.

Le vendredi, on ramasse les morceaux de la veille et on repart de plus belle. Rien d’irremplaçable. La météo semble plus clémente et globalement elle ne cessera de s’améliorer au fur et à mesure de la fête. Du coup je vais arrêter d’en parler.

Le temps semble s’écouler en douceur, au rythme de la musique de cowboys ou des incroyables artistes de Eihwar, envoûtants et mystérieux. Le public répond présent, non seulement aux sons mais aussi aux activités… delurées. Le temps des courses de licornes est venu. Autant vous dire que ça ne reste sérieux pas plus de quelques micro-secondes.

Le samedi sera une journée du même acabit. Seule différence notables, les poches sous les yeux des organisateurs. Proportionnelles à leur sourire.

Du combat, de la danse, du feu, les animations de la Garde s’enchaînent tandis que le stand reste toujours animé avec une équipe cuisine qui carbure sans relâche pour cram… pour cuir des biscuits savoureux. Les Gardes vont même être sollicités pour des activités peu habituelles. Un enterrement de vie de jeune fille, une session « coach de danse » pour réveiller le public de la grande scène, et…. une mêlée de licornes avec les vikings. Pas le temps de prendre racine, ça remue non-stop au Pagan. Ce ne sont pas Yann & Audrey qui vont dire le contraire, eux qui ont dû parcourir au bas mot 3 fois la distance terre-lune le talkie-walkie aux aguets.

Cette journée hors-norme sera clôturée par un grandiose spectacle de feu de la Garde du Mont-Gibloux… enfin… on a aussi fait un grandiose spectacle de feu mais pas sur la grande scène. Pas grave, c’est presque pareil et ça nous vaudra les louanges d’Imaziren.

Dimanche Matin. Les jambes sont lourdes et les oreilles sifflent un peu. Un petit coup de mou sûrement parce qu’au fond, on sait que la fin s’approche. Le temps est radieux. (J’avais dit que je parlerais plus de la météo – j’ai menti) Et soudain… une vague de public. Les commerçants ont les yeux qui brillent et la fête ne désempli pas de la journée. Ils vont même jusqu’à prolonger d’une heure pour les plus hardis. S’en suivra un rangement tranquille, sans stress et une pizza bien méritée.

J’ai dit au début qu’il fallait être fou pour douter? Non. Les fous c’est nous. Ceux qui ont douté de la réussite du Pagan… Ce sont des imbéciles.

L’édition 2026 aura lieu du 27 au 30 août.

Saint-Ursanne 2025

« Moi je porte rien, je suis Chef Mat »

Hugo

Optimum Médiéval Climatique: Il fait chaud mais ça va

Ce qui est bien avec les traditions, c’est de les connaître. Parfois de les respecter… et surtout c’est encore mieux de savoir les contourner.

Il y’a une tradition liée aux Médiévales de Saint-Ursanne, à laquelle nous n’avons fait aucune entorse jusque là:

Il fait chaud, mais il pleut le dimanche avant de plier le matériel. C’est comme ça. Toujours.

Et en 2025…. aussi.

MAIS. Car il y’a un grand MAIS, en 2025, ce qui fut autrefois vécu comme une malédiction a été ressenti comme un bienfait. Car non seulement la pluie fut rafraichissante pour des Gardes transpirants, mais en plus notre matériel a eu suffisamment de temps pour sécher avant de plier.

Bon… soyons honnête, on a quand même bien surveillé le radar météo durant la journée.

Organisation aux petites lentilles…. euh petits oignons

Ne parlons pas que de météo! Saint-Ursanne ce fut aussi et surtout un évènement de franche réussite et où tous les défis ont été relevés.

Un campement Magnifique. Des déambulations en fête et des combats épiques. Des artisans incroyables qui ont amené de nombreux visiteurs à notre rencontre. Des danseuses de feu, au sens propre comme au figuré.

Tout commença le vendredi matin avec des Gardes débarquant de toute la Romandie pour se regrouper au local du matériel. Et à l’heure! Un destin facétieux mais favorable fit qu’à l’instant où le responsable du chargement dit tout haut « il manque que la caisse d’Etienne, et on peut continuer à charger le reste », et bien Etienne arriva justement, et sa voiture fut alors encerclée de Gardes avides de lui ramasser sa caisse pour la « lancer » dans le camion.

Camion chargés. Véhicules distribués. En route pour le Jura. Et la découverte de notre terrain fut une agréable surprise, malgré quelques réprimandes de l’organisation sur notre parcage hasardeux. Qu’à cela ne tienne, pause sandwich et au boulot.

Le campement est prêt pour 17h et l’ouverture de la fête. Repas, Concert, tout roule.

Le lendemain, les choses se goupillent bien. Marcel Chauffe. Noël frappe (la monnaie), Aurélie Calligraphie. Kitty ouvrage le cuir. Mélanie file. Et les escrimeurs et danseuses s’échauffent. Le défilé se passe bien, on mange comme des princes entre les mains des organisateurs, et on ne voit pas le temps passer. Mais alors, la nouvelle tombe. « Il va y’avoir de la musique jusqu’à 6heures du mat! » Oups. On va pas beaucoup dormir. Une expédition « bouchons d’oreilles » infructueuse plus tard, on ne peut que se résigner. Que la Fête continue!

Et c’est le cas, car cette journée magique fut ponctuée d’un défilé aux flambeaux des plus réussi.

Un dimanche plus rocambolesque

Alors que des Gardes vaseux émergent (ceux qui peuvent), avec encore les oreilles qui sifflent, on commence notre dimanche avec un peu moins de frite. Une journaliste du journal « Le Temps » partagera ce début de journée en mode diesel, et en ressortira avec un article passionnant.

La pluie menace. On le sait. On s’y prépare.

Le vent se lève.
Les nuages noirs s’accumulent. et… Rien

Pas une goute. La tempête annoncée va nous frôler mais nous épargner. Regain d’énergie et de motivation, le dernier défilé va décoller, et on le veut mémorable. Ce fut donc une sacré réussite, qui se finira en taverne, lorsque le véritable orage va enfin éclater.

Alors oui, on a été mouillés. Mais on a affronté ça avec le sourire. Et ce fut une bonne approche car au final, nos toiles n’auront pas souffert plus que ça, et aucun séchoir d’urgence ne fut nécessaire.

Vient tout de même le temps de ranger, et malgré une planification sans accrocs, un peu de regrets quand même, de devoir retourner au XXIème siècle.

De cette édition nous retiendrons 2 choses: Les Chefs Mat, ça ne flotte pas. Et que la Garde a fait 10/10 sur son organisation et ses prestations.

Après 6 éditions de Saint-Ursanne et – peut-être – la plus aboutie pour nous, l’envie de revenir n’en est que plus intense. La question est: Peut-on encore faire mieux?

Vidéo Souvenir

Source des photos:

  • Gardes et Amis proches
  • Le Quotidien Jurassien
  • Page Facebook des Médiévales de Saint-Ursanne

Litha

« Bien Manger c’est important  » – Le Seigneur Karadoc

Litha célèbre le solstice d’été.

Ça fait quelques années maintenant que la Garde a pris l’habitude de se retrouver à cette occasion.

En général, une fête simple et familiale, teintée de symbolique et de cérémonial. D’ailleurs, ce dernier aspect…. nous appartient. Et ne vous sera pas partagé.

Pour le reste néanmoins, accompagnez-nous volontiers à travers ces quelques lignes.

Organisation légère ne signifie pas pour autant Organisation inexistante. Nos équipes logistique n’ont pas chômé. Et cuisine non plus.

Maxime a pris trop de viande.

« Quoi? On est pas 200? Bon…. »

Non. Nous n’étions pas 200, certes, mais bien assez nombreux pour passer un agréable moment, au milieu des bruits de la rivière, des oiseaux et des enfants. Eh oui, fête familiale signifie aussi que plusieurs générations sont présentes.

La dernières édition de Litha avait fortement été perturbée et déplacée par la météo, mais il n’en fut rien cette année. Le temps a été radieux et les Gardes également.

Alors quand on leur demande : « comment c’était Litha? », la plupart répondront que c’était vraiment bien « mais que y’avait des tiques »

En effet, de petits parasites sont venu perturber la fête et tenter de s’accaparer de façon bien malhonnête une part non négligeable de nos ressources. Aux Armes!

Les parasites, ça nous fait pas peur. Des Gardes prévoyants avaient déployés des armes de grande efficacité pour contrer les appétits malvenus de ces nuisibles.

Ils seront prévenu pour la prochaine fois.

On ne boit pas le sang d’un Garde du Mont-Gibloux impunément.

Une fois les cérémonies et festivités terminées, on plie nos affaires, on remet la Forêt en état…

Et on reviendra l’an prochain pour s’assurer que Cernunnos nous donne encore une fois sa bénédiction.

Marché Médiéval, Viking & Fantastique – Fribourg 2025

« Le vent peut bien hurler, il n’éteindra jamais la flamme qui danse de son propre feu » Proverbe anonyme

Voici un article qui m’a demandé plus de temps à écrire que d’autres.

Pourquoi? Trop de choses à dire?

Au contraire.

Si peu à raconter.

Si peu, parce que, aussi loin que je creuse mes souvenirs récents, tout s’est bien passé.

Mais vraiment tout.

On peut dire sans prendre de grands risques que le Marché Médiéval de Fribourg 2025 s’est déroulé sans couacs et sans tracas.

Déjà le stand. Immense. On a carrément eu un bar complet en lieu et place de la table habituelle. Imaginez la réaction des Gardes quand on leur dit « On sera au Bar »

Alors on s’est dit quand même, « ouais mais les gens, ils vont par arrêter de penser qu’on sert à boire! »

Non. Ils n’ont pas fait ça. Merci à eux.

Nous avons repris en main les entrées comme à notre habitude. Et c’était très satisfaisant. Le planning a été globalement bien suivi, et nous avons comme toujours mis un point d’honneur à rendre impossible la vie de nos visiteurs. Ainsi, ils savent dès les premières minutes à quelle sauce ils seront mangés. Fallait pas nous inviter.

Concernant les animations, même si les horaires sont arrivés tard, cela est resté très réaliste et nous sommes satisfait de nos prestations et de l’effet qu’elles ont eu sur le public. Même le conte, improvisé à la dernière minute, n’a pas déçu. Avouons que plus de la moitié de la préparation de ce dernier était entre les mains de Morgane se préparant à parler au micro.

L’Arboulastre nous a servi des repas de haut niveau, comme à son habitude.

Les organisateurs étaient au top que ce soit en disponibilité ou en anticipation.

Le beau temps aura peut-être un peu retenu le nombre de visiteurs, mais ceux qui sont venus de l’ont pas regretté. Et nous non plus.

Ah il y’en a eu du beau monde! Des visiteurs de classe mondiale. Drôles et communicatifs, mais aussi – pour la plupart – tempérants et courtois.

Quelques petites exceptions ne gâcherons en aucun cas un évènement de haut vol.

Au final un joli bilan de ce Marché qu’on espère vraiment voir perdurer ces prochaines années.

Samain – Un brin de tradition, un soupçon de cérémonial… et 3 louches de plaisir.

Pour progresser, il ne faut pas répéter l’histoire, mais en produire une nouvelle. Il faut ajouter à l’héritage que nous ont laissé nos ancêtres

Mohandas Karamchand Gandhi

Depuis ses toutes premières années, la Garde du Mont-Gibloux fête Samain lorsque l’automne s’installe. Cela peut paraître étrange pour une troupe « Médiévale » et pas forcément celte.

Pourtant, les valeurs associées à cette fête nous parlent, et sa symbolique également. Elles nous parlent et nous soutiennent depuis longtemps. C’est une tradition qui nous permet, presque à chaque fois, de clôturer une campagne en resserrant les liens entre des Gardes fatigués et en quête de chaleur humaine.

Pour la petite histoire, Samain correspond au nouvel-an celtique. C’est une période de quelques jours autour du 1er novembre, durant laquelle les celtes croyaient le monde des esprit en symbiose avec le leur, et pour cette raison, il était nécessaire de se montrer avenants et exemplaires pour que ces quelques jours en compagnie des ancêtres et des dieux ne soient pas gâchés par la mauvaise humeur.

Et à la Garde, quelle que soit la sensibilité spirituelle de chacun, ce sont des symboles rassembleurs, et on s’y accroche.

Alors certes, certaines habitudes et rituels peuvent parfois paraître étranges… et c’est pourquoi nous les laissons aux seuls Gardes et ne vous les partagerons pas. Mais, ils sont aussi rafraichissants et apaisants. Comme un port pour le navigateur. Comme un point de ravitaillement pour le marathonien. Comme un point d’eau pour le chameau.

Cette année n’a pas fait exception. Les Gardes se sont réunis sur les flancs du Gibloux pour partager quelques moments heureux et un repas fastueux. Et si les détails ne vous seront pas contés, à vous visiteurs, sachez que nous en retiendrons beaucoup de rires, quelques flammes de bougies et 2 mots.

« Tempérance et Courtoisie »

LE Tournoi du Grand Cerf Blanc 2024 – 15.09.24

« L’archer qui manque sa marque ne blâme pas sa cible. Il s’arrête, se corrige et tire à nouveau »

Confucius

Nous l’avons attendu, et nous nous y sommes préparé. Le Tournoi du Grand Cerf Blanc a bien eu lieu à Evionnaz, sous l’égide de la Lance du Val d’Entremont et de la Fédération du Grand Cerf Blanc.

Il a fallu se lever de bonne heure pour certains, mais pas pour tous car la Garde est aussi active sur place avec plusieurs archers qui habitent la région. Comme ça, ils ont pu nous faire chauffer le café.

La froidure du matin nous a rappelé que le tournoi marque assez souvent le terme de l’été, et c’est avec nos petites laines que nous avons installé les cibles (toutes neuves).

Comme pour un repas canadien, où chacun vient avec 3 fois trop, les différentes délégations ont toutes apporté du matériel de tir et nous nous sommes retrouvés en surplus de cible ! Un excellent signe de la bonne santé du tournoi et de son groupe d’organisateur.

On parlait de café juste avant ? et bien la Lance nous a gratifié d’un petit déj’  5 étoiles. Et ce fut le bienvenu pour nous aider à finaliser notre phase de réveil.

Comme le veut la tradition, les choses sérieuses ont débuté (en retard) par un rappel du déroulement et de quelques règles. Par exemple ne pas tirer sur les commissaires de tir. (oups)

Les qualifications ont commencé avec une efficacité exemplaire, et les cibles « sanglier » ont bien vite ressemblé à des brochettes. Une fois n’est pas coutume, le niveau des archers du tournoi a très vite démontré que la compétition allait être rude.

La Garde a envoyé 9 représentants. Et ce qui devait arriver arriva, le premier tour – déjà – nous a contraint à nous affronter. René va hélas en faire les frais, mais tous les autres Gardes se qualifieront pour le second tour.

Les choses se corsent. 3 duels fratricides nous attendent ensuite. Laurent affronte Marc, Noël se mesure à Gart, et Kitty rencontre Aurélie. 3 matchs de haut niveau qui nous ont contraint hélas à perdre encore des coéquipiers.

Il reste 4 Gardes alors en quart de finale, cela fait la moitié des concurrents. A cette étape de la compétition, notre parcours est d’ores et déjà un succès pour nous. Mais ce n’est pas fini !

Un des affrontements les plus épiques de ce tournoi aura alors lieu entre Aurélie et Noël. Ce fut un mélange de précision, de concentration mais aussi de convivialité incroyable entre 2 adversaire déchiré entre l’envie de gagner et la frustration de devoir éliminer un camarade. On est comme ça à la Garde. On aime gagner ensemble.

Marc et Noël se hisseront jusqu’en demi-finale, mais y affronteront 2 anciens champions, Romain et Claude. Seul Noël parviendra à surpasser son adversaire. Il affronte alors Claude en finale.

Une finale de haut niveau, les 2 concurrents devront aller jusqu’à la dernière volée pour se départager. Et si malheureusement, ce n’est pas Noël qui aura l’avantage, son parcours aura été extraordinaire et il s’affirme plus que jamais comme un favori pour les prochaines éditions.

Un beau tournoi à garder en mémoire. La Garde était à un de ses meilleurs niveau. Et si nous ne remportons pas le trophée du tournoi, Aurélie ramène tout de même la Flèche d’Or et le Trophée d’Artémis et on notera qu’en plus d’avoir disputé la finale, la Garde a représenté 50% des archer en lice dès le 2ème tour et jusqu’à la fin de la compétition. 5 d’entre eux ont fini dans les 10 meilleurs des qualifications.

Nous avons une année devant nous pour préparer le prochain. Soyez prévenus. On vient pour rigoler, mais aussi pour gagner.

Résultats :

Grand Cerf Blanc :

1er Claude Dupasquier (L’Âme de la Forge)

2ème Noël Marguelisch (La Garde du Mont-Gibloux)

3ème : Romain Fischli (La Lance du Val d’Entremont)

Chasseur (Qualifications) :

1er Claude Dupasquier (L’Âme de la Forge)  – 120 points

2ème Roger Lugon-Moulin (Association Médiévale Boyarde)  – 113 points

3ème Noël Marguelisch (La Garde du Mont-Gibloux) – 109 points

Artémis (Meilleure Archère aux Qualifications)                            

1er Aurélie Zürcher (La Garde du Mont-Gibloux)   – 102 points

2ème Deborah Demierre(Association Médiévale Boyarde) – 71 points

3ème Al’Ugla Tal’yah (Guilde de Sombresang)    – 58 points

Flèche d’Or

Aurélie Zürcher (La Garde du Mont-Gibloux)

Trophée de l’As (Total des 3 meilleures volées des 3 archers les mieux classés / Compagnie)

Association Médiévale Boyarde – 61 points

(La Garde du Mont-Gibloux suit avec 60 points)

La Tour de la Molière – 6 Juillet 2024

« Il ne faut pas s’embarquer sans biscuits »

Proverbe Québécois

La Tour de la Molière est sise à Murist, près d’Estavayer-le-Lac.Nous devions à l’origine y aller il y’a quelques années, mais un facétieux virus en décida autrement.

Mais comme l’Association des Amis de La Tour de la Molière sont des gens tenaces, et bien nous aussi!

Dès l’annonce de l’événement, nous étions fébriles et impatients. Et puis ils nous ont dit « vous serez la seule troupe ».

Là on a moins rit. « Nous tous seuls?….. vous êtes sûrs? »

« Mais oui mais oui » dirent-ils en souriant.

Bon ben plus le choix. On recule pas. On a bien senti la pression quand même au moment des inscriptions en espérant avoir réussi à mobiliser les Gardes.

Et bien ce fut une réussite.

Et la promesse d’un week-end fort en animations, cuisines, frappe de monnaie, contes, et soleil…. ou presque. Sur ce dernier point, l’humour de la météo aura eu de la peine à se renouveler.

Oh quelle surprise! Ils annoncent de la pluie. Ha ha ha. Mort de rire.

Qu’importe moussaillons! La mise en place de la fête fut rapide et efficace. Peut-être parce que nous n’avons pas eu à négocier les emplacements des tendeurs avec les autres troupes.Non je plaisante. Une super équipe de Gardes qui peuvent faire ça les yeux fermés.

Un campement. Une cuisine de démonstration. Des fileuses. Une conteuse. Des biscuits cramés. Des pièces de monnaies frappées pour le plus grand plaisir des oreilles du caissier et de la sympathique équipe de radio qui etait présente.

Mais pas que!

Des combattants toujours affûtés et des archers qui partagent leurs connaissances avec les visiteurs.Le tableau était complet.

Fort heureusement, la pluie a eu la bienveillance d’attendre 17h avant de se manifester. Tout le monde a pu profiter de cette journée et ça n’a pas gâché les festivités.

Dès le lendemain, le démontage eu lieu et le casse-tête séchage dans la foulée. Casse-tête ? Le mot est faible. Beaucoup de bâches requièrent beaucoup de surface. Un agriculteur que nous avons déjà maintes fois sollicité nous aura sauvé la mise et permis de sécher notre matériel dans ses locaux. Avec une technique que la SUVA ne me permet pas de vous partager.

Tout est bien qui finit bien!

« Ouais mais demain y’a le passeport Vacances »

Bon ben on dormira une autre fois…