Fête au Village de Veytaux – FEVI 26

La fête au Village de la Riviera est unique en son genre.

Le thème et le village changent chaque année. Ce fut donc une chance improbable et incroyable que le thème et le lieu nous correspondent à ce point cette année.

En quoi ça nous correspond? Et bien le thème c’est « Fête et Légendes » et le lieu est le village où votre serviteur a passé une partie de son enfance.

Sauf que… ça n’a failli pas se réaliser suite à un malentendu.

Retour en arrière:

Août 2025, les organisateurs nous contactent pour que nous participions à leur événement de septembre. « On va dire non. On est trop chargé »

Quelques jours plus tard, je raconte l’échange à mes parents qui, interloqués, me rétorquent « mais… c’est en 2026 ».

Le mail de correction est parti le soir même, avec l’espoir qu’ils n’avaient pas entre-temps trouvé quelqu’un d’autre.

Heureusement non.

Nous voilà donc l’ouvrage sur la table pour préparer Veytaux.

Une année plus tard, la date fatidique approche et quelques imprévus commencent à faire monter le stress. Malgré notre expérience de ce genre de situation rocambolesque, on ne peut s’empêcher de se figurer plein de scénarios.

Fort heureusement, les organisateurs savent rebondir. Ils trouveront des solutions de secours à chaque difficulté.

Au final, nous dormirons dans une église. Moins de montage et plus de tranquillité pour se reposer. (Une fois qu’on a trouvé commen5 desactivé l’eclairage sur detecteur de mouvement).

Gagnant-gagnant.

De la fête elle-même, que pourrions-nous vous raconter ?

Et bien commençons par vous dire que les habitants de la région sont merveilleusement accueillants et chaleureux. Nous avons rarement, dans une fête médiévale, croisé un public aussi enthousiaste. Nous avons eu de nombreuses présentations de combat, et de tir à l’arc. Et dans chaque cas, le public a repondu présent sans retenue.

Pourtant, après avoir gravi le dénivelé vertigineux de l’avenue des Falquières ou du Chemin de la Chapelle, je vous garanti qu’on en menait pas large.

« Au combat! »

« Stooop… on…. reprends… notre… souffle…. »

Alors qu’au campement, au niveau du marché médiéval, nos artisans et experts partageaient leur savoir avec un public peu habitué à ce genre d’activités (et donc très demandeur), la fête battait son plein.

Les moments mémorables?

2 défilés avec les sociétés locales et avec les enfants et un nouveau bouclier à notre effigie pour accompagner les prochaines pages de notre histoire. 

Une armée d’archers de tout âge, qui maintenant sauront dans quel sens on met une flèche sur un arc.

Des combats épiques avec en apogée le tout dernier soir, avec un public de feu comme on en a jamais vu.

Une tournée des caveaux à la rencontre des habitants. Tournée dont le volume sonore est allé crescendo entre les 8 sociétés locales, avec un ambiance toujours folle.

Et….une responsable de paroisse bien sympathique mais qui, vraisemblablement, ne s’attendait pas à trouver 15 médiévistes et leurs lits de camp dans son église.

Merci aux organisateurs d’avoir choisi la Garde du Mont-Gibloux pour animer leur fête au village.

Merci aux Gardes de leur engagement incroyable qui rendit cet événement unique. Pour les habitants. Mais aussi pour votre serviteur qui vecu ce retour aux origines comme un bain de jouvence.

Arbor Pagan Festival 2026

« Je ne pense pas à toute la misère. Je pense à la beauté qui reste » Anne Franck

Notre relation avec Arbor et son équipe ne date pas d’hier. Nous les côtoyons depuis belle lurette et les échanges sont plutôt bons.

Je pense que le grain de folie et d’instabilité qui nous caractérise n’y est pas complètement étranger.

Dès lors, participer à la deuxième édition du Pagan Festival ne semblait pas une option lors de la préparation de notre calendrier d’activités. Surtout au sein d’une année plutôt légère en terme de fêtes médiévales.

Ni une ni deux, la Garde embarque chapiteaux, lits de camp, matériel de démo et une bonne dose de second degré dans la fourgonnette, et nous voilà en route pour un marathon de 4 jours de cuisine, combat, artisanat et concerts.

« Oh ça va…. c’est un festival. C’est comme du camping »

Ben voyons. Et le caribou met le biscuit de marine dans la toile de jute.

Parlons-en de nos biscuits de marine. Lors de la préparation du matériel de cuisine certains d’entre eux ont ressurgi des abysses. (De la dernière fête). Leur utilisation entant que source de nourriture ayant été compromise, ils ont été reconverti en projectiles de poêle à frire ou de fronde medievale. Avec, ma foi, une efficacité surprenante.

Mais c’est avec des biscuits plus digestes que notre nouveau four (Marcel 2) a été inauguré.

N’ayant point les patentes requises, nous n’avons néanmoins pas pu faire en profiter le public. Nous avons été contraints de les garder pour notre seul estomac. Quel dommage.

La première soirée du jeudi, la Garde ne s’est pas retenu. Les combattants ont mis les bouchées doubles. Alors les premières angoisses apparaissent. 

« On a déjà plus de voix. Et on a encore 3 jours »

Bof… on verra bien. Demain est un autre jour.

Et bien le lendemain fut bien humide. Mais uniquement en dehors des heures d’ouverture. On va pas se mentir, ça nous a fait drôlement du bien. Même lors du démontage en catastrophe du dôme de la zone VIP. Certains diraient que la Garde porte la poisse. Nous préférons penser que nous sommes toujours présent là où on a besoin de nous.

Ayant consommé la moitié de la batterie de nos smartphone à consulter le radar météo, nous aurons pu nous consacrer plus sérieusement à nos animations dès l’ouverture des festivités.

Y’a-t-il autre chose à ajouter?

Ah oui, c’est le vendredi justement qu’à débuté une histoire qui deviendra légendaire dans le monde des expérimentation brassicole et que je vous conterai en fin de cet article.

Si vous avez bien suivi à l’école, vous devriez savoir qu’au vendredi succède le samedi. Une journée complète et chargée pour la Garde. 

Plus de combat, plus de biscuits, plus de musique. Aux formidables découvertes sonores que nous ferons, nous ajouterons des combats épiques avec support technique des vikings pour la sono, extinction de voix oblige. Quoi? Comment ça il reste un jour?

Le dimanche est la journée gratuite. Sous un soleil radieux, nos familles viendront en masse nous rendre visite et nous soutenir. Ce furent de grands moment de cuisson collective dans une ambiance qui rappelle un peu les interview des pilotes en fin du Paris-Dakar, qui entre deux cloques racontera que « il fait un peu chaud mais on est content ». Aussi connu comme « aaarrrggghh » quand on a oublié sa crème solaire.

Mais dites-donc…. je vous avais pas promis une légende moi?

« LA DYSLEXIQUE »

Il était une fois un petit groupe de Gardes bien festifs mais toujours alertes, qui se rendirent un vendredi soir au bien connu « Bar des Vikings ».

« Tu veux une blonde ou une blanche ? » Nous questionne Pingu, experimenté et exténué tavernier en sortie d’une éprouvante journée.

A cette interrogation pertinente, une Garde quelque peu fâchée avec ses syllabes repondra: « Une Blonche » 

Nul ne sait précisément combien de temps dura alors le fou rire qui s’en suivit. Mais chacun se souviendra qu’après avoir servi la « blonche », Pingu lancera cette boutade: « revenez demain à minuit et vous aurez la triplette »

Lorsqu’il fut sûr pour nous que cette invitation n’était ni fanfaronne, ni déplacée, le défi apparu alors comme un chemin de vie à ne pas louper.

Ainsi, 24 heures plus tard, fort de quelques renforts glânés de-ci de-là, nous nous rendâmes hardiment sur les lieu d’eau rencontre.

Fidèle à sa parole, Pingu était présent.

Il nous dit alors: « je vous avais promis une triplette, qui est une blonche à l’hydromel. Mais… tenterez-vous la quadriplette? »

L’hésitation ne fut que théorique car bien sûr, nul défi me rebute un Garde du Mont-Gibloux.

Pingu ajouta donc du granité en plus des breuvages déjà pré-cités.

Avec néanmoins l’avertissement suivant: « vous avez intérêt à les finir même si c’est dégueulasse ».

C’est mal nous connaître que de douter de notre détermination.

Nous goutâmes. Et nous l’adoptâmes.

Pingu gouta de même et n’en revint point de cette incroyable découverte.

« L’an prochain on la met à la carte! »

Attention Pingu, les Gardes ont la mémoire solide. Ainsi nous lui firent la suggestion de la nommer « La DYSLEXIQUE » en hommage au lapsus par lequel tout a commencé.

Croyez-nous, Audrey et Yann n’auront nul repos tant que la DYSLEXIQUE ne sera pas dans leur arsenal pour 2027.