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Fête au Village de Veytaux – FEVI 26

La fête au Village de la Riviera est unique en son genre.

Le thème et le village changent chaque année. Ce fut donc une chance improbable et incroyable que le thème et le lieu nous correspondent à ce point cette année.

En quoi ça nous correspond? Et bien le thème c’est « Fête et Légendes » et le lieu est le village où votre serviteur a passé une partie de son enfance.

Sauf que… ça n’a failli pas se réaliser suite à un malentendu.

Retour en arrière:

Août 2025, les organisateurs nous contactent pour que nous participions à leur événement de septembre. « On va dire non. On est trop chargé »

Quelques jours plus tard, je raconte l’échange à mes parents qui, interloqués, me rétorquent « mais… c’est en 2026 ».

Le mail de correction est parti le soir même, avec l’espoir qu’ils n’avaient pas entre-temps trouvé quelqu’un d’autre.

Heureusement non.

Nous voilà donc l’ouvrage sur la table pour préparer Veytaux.

Une année plus tard, la date fatidique approche et quelques imprévus commencent à faire monter le stress. Malgré notre expérience de ce genre de situation rocambolesque, on ne peut s’empêcher de se figurer plein de scénarios.

Fort heureusement, les organisateurs savent rebondir. Ils trouveront des solutions de secours à chaque difficulté.

Au final, nous dormirons dans une église. Moins de montage et plus de tranquillité pour se reposer. (Une fois qu’on a trouvé commen5 desactivé l’eclairage sur detecteur de mouvement).

Gagnant-gagnant.

De la fête elle-même, que pourrions-nous vous raconter ?

Et bien commençons par vous dire que les habitants de la région sont merveilleusement accueillants et chaleureux. Nous avons rarement, dans une fête médiévale, croisé un public aussi enthousiaste. Nous avons eu de nombreuses présentations de combat, et de tir à l’arc. Et dans chaque cas, le public a repondu présent sans retenue.

Pourtant, après avoir gravi le dénivelé vertigineux de l’avenue des Falquières ou du Chemin de la Chapelle, je vous garanti qu’on en menait pas large.

« Au combat! »

« Stooop… on…. reprends… notre… souffle…. »

Alors qu’au campement, au niveau du marché médiéval, nos artisans et experts partageaient leur savoir avec un public peu habitué à ce genre d’activités (et donc très demandeur), la fête battait son plein.

Les moments mémorables?

2 défilés avec les sociétés locales et avec les enfants et un nouveau bouclier à notre effigie pour accompagner les prochaines pages de notre histoire. 

Une armée d’archers de tout âge, qui maintenant sauront dans quel sens on met une flèche sur un arc.

Des combats épiques avec en apogée le tout dernier soir, avec un public de feu comme on en a jamais vu.

Une tournée des caveaux à la rencontre des habitants. Tournée dont le volume sonore est allé crescendo entre les 8 sociétés locales, avec un ambiance toujours folle.

Et….une responsable de paroisse bien sympathique mais qui, vraisemblablement, ne s’attendait pas à trouver 15 médiévistes et leurs lits de camp dans son église.

Merci aux organisateurs d’avoir choisi la Garde du Mont-Gibloux pour animer leur fête au village.

Merci aux Gardes de leur engagement incroyable qui rendit cet événement unique. Pour les habitants. Mais aussi pour votre serviteur qui vecu ce retour aux origines comme un bain de jouvence.

Arbor Pagan Festival 2026

« Je ne pense pas à toute la misère. Je pense à la beauté qui reste » Anne Franck

Notre relation avec Arbor et son équipe ne date pas d’hier. Nous les côtoyons depuis belle lurette et les échanges sont plutôt bons.

Je pense que le grain de folie et d’instabilité qui nous caractérise n’y est pas complètement étranger.

Dès lors, participer à la deuxième édition du Pagan Festival ne semblait pas une option lors de la préparation de notre calendrier d’activités. Surtout au sein d’une année plutôt légère en terme de fêtes médiévales.

Ni une ni deux, la Garde embarque chapiteaux, lits de camp, matériel de démo et une bonne dose de second degré dans la fourgonnette, et nous voilà en route pour un marathon de 4 jours de cuisine, combat, artisanat et concerts.

« Oh ça va…. c’est un festival. C’est comme du camping »

Ben voyons. Et le caribou met le biscuit de marine dans la toile de jute.

Parlons-en de nos biscuits de marine. Lors de la préparation du matériel de cuisine certains d’entre eux ont ressurgi des abysses. (De la dernière fête). Leur utilisation entant que source de nourriture ayant été compromise, ils ont été reconverti en projectiles de poêle à frire ou de fronde medievale. Avec, ma foi, une efficacité surprenante.

Mais c’est avec des biscuits plus digestes que notre nouveau four (Marcel 2) a été inauguré.

N’ayant point les patentes requises, nous n’avons néanmoins pas pu faire en profiter le public. Nous avons été contraints de les garder pour notre seul estomac. Quel dommage.

La première soirée du jeudi, la Garde ne s’est pas retenu. Les combattants ont mis les bouchées doubles. Alors les premières angoisses apparaissent. 

« On a déjà plus de voix. Et on a encore 3 jours »

Bof… on verra bien. Demain est un autre jour.

Et bien le lendemain fut bien humide. Mais uniquement en dehors des heures d’ouverture. On va pas se mentir, ça nous a fait drôlement du bien. Même lors du démontage en catastrophe du dôme de la zone VIP. Certains diraient que la Garde porte la poisse. Nous préférons penser que nous sommes toujours présent là où on a besoin de nous.

Ayant consommé la moitié de la batterie de nos smartphone à consulter le radar météo, nous aurons pu nous consacrer plus sérieusement à nos animations dès l’ouverture des festivités.

Y’a-t-il autre chose à ajouter?

Ah oui, c’est le vendredi justement qu’à débuté une histoire qui deviendra légendaire dans le monde des expérimentation brassicole et que je vous conterai en fin de cet article.

Si vous avez bien suivi à l’école, vous devriez savoir qu’au vendredi succède le samedi. Une journée complète et chargée pour la Garde. 

Plus de combat, plus de biscuits, plus de musique. Aux formidables découvertes sonores que nous ferons, nous ajouterons des combats épiques avec support technique des vikings pour la sono, extinction de voix oblige. Quoi? Comment ça il reste un jour?

Le dimanche est la journée gratuite. Sous un soleil radieux, nos familles viendront en masse nous rendre visite et nous soutenir. Ce furent de grands moment de cuisson collective dans une ambiance qui rappelle un peu les interview des pilotes en fin du Paris-Dakar, qui entre deux cloques racontera que « il fait un peu chaud mais on est content ». Aussi connu comme « aaarrrggghh » quand on a oublié sa crème solaire.

Mais dites-donc…. je vous avais pas promis une légende moi?

« LA DYSLEXIQUE »

Il était une fois un petit groupe de Gardes bien festifs mais toujours alertes, qui se rendirent un vendredi soir au bien connu « Bar des Vikings ».

« Tu veux une blonde ou une blanche ? » Nous questionne Pingu, experimenté et exténué tavernier en sortie d’une éprouvante journée.

A cette interrogation pertinente, une Garde quelque peu fâchée avec ses syllabes repondra: « Une Blonche » 

Nul ne sait précisément combien de temps dura alors le fou rire qui s’en suivit. Mais chacun se souviendra qu’après avoir servi la « blonche », Pingu lancera cette boutade: « revenez demain à minuit et vous aurez la triplette »

Lorsqu’il fut sûr pour nous que cette invitation n’était ni fanfaronne, ni déplacée, le défi apparu alors comme un chemin de vie à ne pas louper.

Ainsi, 24 heures plus tard, fort de quelques renforts glânés de-ci de-là, nous nous rendâmes hardiment sur les lieu d’eau rencontre.

Fidèle à sa parole, Pingu était présent.

Il nous dit alors: « je vous avais promis une triplette, qui est une blonche à l’hydromel. Mais… tenterez-vous la quadriplette? »

L’hésitation ne fut que théorique car bien sûr, nul défi me rebute un Garde du Mont-Gibloux.

Pingu ajouta donc du granité en plus des breuvages déjà pré-cités.

Avec néanmoins l’avertissement suivant: « vous avez intérêt à les finir même si c’est dégueulasse ».

C’est mal nous connaître que de douter de notre détermination.

Nous goutâmes. Et nous l’adoptâmes.

Pingu gouta de même et n’en revint point de cette incroyable découverte.

« L’an prochain on la met à la carte! »

Attention Pingu, les Gardes ont la mémoire solide. Ainsi nous lui firent la suggestion de la nommer « La DYSLEXIQUE » en hommage au lapsus par lequel tout a commencé.

Croyez-nous, Audrey et Yann n’auront nul repos tant que la DYSLEXIQUE ne sera pas dans leur arsenal pour 2027.

La Garde en Chasse & Couture, pour les Playoff de LNA

La différence entre un chasseur et con? Pour chasser, il faut un permis.

Lundi soir 30 mars, Fribourg-Gotteron a gagné le droit de défendre sa progression en play-off en allant chercher une victoire à Rapperswil.

Un match ultime aura donc lieu entre les Dragons et les Ratons-Laveurs (mascotte du club Saint-Gallois). Cela se passera ce soir, à Fribourg et la Garde du Mont-Gibloux compte bien marquer l’événement de sa patte.

C’est pourquoi, nous avons rapidement mobilisé nos groupes d’activités pour organiser une opération inédite et marquante tant par sa symbolique que par sa rapidité.

On se souvient que les Gardes avaient participé au film de saison 2024-2025 du HC Fribourg-Gotteron et avait pour l’occasion envoyé un chevalier en armure sur la glace

Lien

Et bien nous avons décidé de faire plus fort encore.

Suite à une expédition fort efficace de notre équipe d’archers, nous avons démarré la fabrication de pas moins de 300 toques de fourrure de Raton-laveur.

Pourquoi 300? Cela correspond d’une part au nombre de visiteurs places debout que nous avons l’intention de fortement décevoir. Mais aussi un hommage aux 300 spartiates de Léonidas qui se sont battus sans relâche face aux hordes ennemies et dont nous souhaitons que les hockeyeurs s’inspirent.

Nos archers et nos couturières sont à pied d’œuvre jour et nuit pour atteindre cet objectif et distribuer ce soir les toques aux 300 premiers spectateurs. Nous nous réjouissons de la probable victoire de Gotteron, mais dans le cas où le sort nous serait défavorable, nous avons également confectionné une toques de TopScorer n°86 pour l’offrir à Julien Sprunger pour son dernier match et en hommage à sa grande carrière.

Attention cependant: le temps de tannage minimum n’ayant pu être respecté entre la capture des ratons-laveurs et la confection des toques, certaines odeurs pourraient incomoder les nez les plus sensibles. Mais les fans de Gotteron ont toujours su se sacrifier.

Médiévales de Saillon 2025

« La mémoire est aussi menteuse que l’imagination, et bien plus dangereuse avec ses petits airs studieux. » Françoise Sagan

Votre serviteur ne s’est pas rendu à Saillon.
Aussi afin de vous pondre le présent article, je me suis mis en quête d’anecdotes et souvenirs de tous mes acolytes qui y sont allés.
Et …. Une seule personne m’a répondu.
Bien entendu, il faut rester compréhensif. La fatigue, les émotions la fin de la campagne qui s’approche…
Alors que je m’apprêtais à les relancer, je me suis alors dit… « Mais avec tous les messages, les photos, les blagues qui ont été partagées…. N’ai-je pas là tout ce qu’il me faut ? »
Chiche. Je vais vous raconter un évènement, où je ne suis pas allé.

Plantement de Campage

Commençons par se rappeler qu’on ressort du Pagan Festival. Autre ambiance. Saillon c’est du sérieux. Sauf que quand il faut planter le auvent, le terrain choisi était… pas optimal. Quelques tergiversations plus tard, un nouvel emplacement est choisi et s’avérera parfait.
Alors que le Maréchal s’afflige que les Gardes soient incapables de tenir un bâton sans en faire une arme (quelle surprise !), l’installation se poursuit en douceur. Je crois qu’on a un peu pris la confiance.

Artisons, que diable ! Artisons !

La fête peut démarrer. Le campement est bien animé avec nos artisans et nos increvables cuisiniers. Et nos fileuses de laine sont sur le pied de guerre. Les connaisseurs passent voir le travail, et… les moins connaisseurs…
« Vous vendez le coton ? »
« C’est de la laine »
« Vous vendez la laine ? »
« non »
« C’est une machine à coudre ? »
« …. C’est un rouet. »
« Vous vendez la laine ? »
« NON ! »

Filez la laine, de nos moutons dondaine….PAF ! …Aïe, désolé…

Ça va Barder !

Grande première pour la Garde : Nos Bardes ont mis les petits instruments dans les grands. Et c’est parti pour de la danse et de la gigue.
Des prestations qui viennent encore étoffer un catalogue déjà pas piqué des hannetons (comme dirait Cyrielle)
Alors certes, quelques courageux amateurs auront tenté de leur damer le pion (Coucou la Rioule), et fort heureusement, quelques Gardes prévenants auront pris un peu de temps pour aller les soutenir afin que leur moral ne s’effondre point. Les Gardes adorent s’occuper des petites bêtes dans le besoin.

Chaud Must Go On

Nos escrimeurs étaient fidèles au poste, comme toujours, avec grand renforts de Bardes (Voir plus haut) et de nos Danseuses, qui pour l’occasion profiterons allégrement de la musique faite maison. Car il faut le savoir, Saillon interdit les enceintes et autres stéréo portatives. Et ce qui nous est apparu comme un contrainte au premier abord, fut en fait une aubaine, car ça nous a permis de briller encore davantage. Faites péter les lunettes de soleil.

Combien ça a de faces, un dé « Montage » ?

Ils étaient bien fatigués nos Gardes du Mont-Gibloux. Et c’est pour de bonnes raisons…
Et soudain… C’est le drame !
LA PLUIE !
Branle bas de combat. On appelle Jacky pour préparer la grange de séchage.
Allez, je vous spoil : à l’image de tous les évenements 2025, on s’en tire bien une fois encore, et le matos va sécher sur place. C’est le Karma.
Le démontage va se passer à l’image de l’arrivée, en douceur. Certains ne pourront pas cesser de danser malgré la fatigue. Les courbatures se feront sentir le lendemain.
Qu’importe, encore un voyage réussi pour la Garde du Mont-Gibloux
Et pour votre serviteur ? Et bien des souvenirs partagés que j’ai essayé de vous transmettre au mieux alors que je n’en faisais pas partie. Il n’est pas impossible que j’ai enjolivé quelques passages, mais…. Ne sommes-nous pas là pour rêver ?

Arbor Pagan Festival 2025

« Soyez une Licorne sertie de diamant: Incassable et Unique »

Coco

Il faudrait être fou pour penser que ce festival puisse échouer. Audrey et Yann étaient aux commandes. Pour la Garde du Mont-Gibloux, c’est un gage de confiance. Pour le coup… on ne s’est pas planté! Et la liste des fêtes réussies de 2025 s’allonge encore.

Allons donc dans le détail…

Le Parc de la Poya s’est animé dès le jeudi dans une ambiance pirate. Vous nous connaissez… ça nous parle. Danse et musique étaient au rendez-vous, ainsi qu’une remorque changée en navire pour l’occasion. « Ça commence bien » dira Noël. Ben oui, la Garde est pas là pour être discrète.

C’est avec des imprévus qu’on construit des souvenirs et la tempête s’en est mêlée. Quelques défis supplémentaires pour les organisateurs, mais gérés avec flegme et humidité. Des musiciens incroyables, qui ont assuré un show de haut niveau malgré le déluge y ont largement contribué.

Le vendredi, on ramasse les morceaux de la veille et on repart de plus belle. Rien d’irremplaçable. La météo semble plus clémente et globalement elle ne cessera de s’améliorer au fur et à mesure de la fête. Du coup je vais arrêter d’en parler.

Le temps semble s’écouler en douceur, au rythme de la musique de cowboys ou des incroyables artistes de Eihwar, envoûtants et mystérieux. Le public répond présent, non seulement aux sons mais aussi aux activités… delurées. Le temps des courses de licornes est venu. Autant vous dire que ça ne reste sérieux pas plus de quelques micro-secondes.

Le samedi sera une journée du même acabit. Seule différence notables, les poches sous les yeux des organisateurs. Proportionnelles à leur sourire.

Du combat, de la danse, du feu, les animations de la Garde s’enchaînent tandis que le stand reste toujours animé avec une équipe cuisine qui carbure sans relâche pour cram… pour cuir des biscuits savoureux. Les Gardes vont même être sollicités pour des activités peu habituelles. Un enterrement de vie de jeune fille, une session « coach de danse » pour réveiller le public de la grande scène, et…. une mêlée de licornes avec les vikings. Pas le temps de prendre racine, ça remue non-stop au Pagan. Ce ne sont pas Yann & Audrey qui vont dire le contraire, eux qui ont dû parcourir au bas mot 3 fois la distance terre-lune le talkie-walkie aux aguets.

Cette journée hors-norme sera clôturée par un grandiose spectacle de feu de la Garde du Mont-Gibloux… enfin… on a aussi fait un grandiose spectacle de feu mais pas sur la grande scène. Pas grave, c’est presque pareil et ça nous vaudra les louanges d’Imaziren.

Dimanche Matin. Les jambes sont lourdes et les oreilles sifflent un peu. Un petit coup de mou sûrement parce qu’au fond, on sait que la fin s’approche. Le temps est radieux. (J’avais dit que je parlerais plus de la météo – j’ai menti) Et soudain… une vague de public. Les commerçants ont les yeux qui brillent et la fête ne désempli pas de la journée. Ils vont même jusqu’à prolonger d’une heure pour les plus hardis. S’en suivra un rangement tranquille, sans stress et une pizza bien méritée.

J’ai dit au début qu’il fallait être fou pour douter? Non. Les fous c’est nous. Ceux qui ont douté de la réussite du Pagan… Ce sont des imbéciles.

L’édition 2026 aura lieu du 27 au 30 août.

Saint-Ursanne 2025

« Moi je porte rien, je suis Chef Mat »

Hugo

Optimum Médiéval Climatique: Il fait chaud mais ça va

Ce qui est bien avec les traditions, c’est de les connaître. Parfois de les respecter… et surtout c’est encore mieux de savoir les contourner.

Il y’a une tradition liée aux Médiévales de Saint-Ursanne, à laquelle nous n’avons fait aucune entorse jusque là:

Il fait chaud, mais il pleut le dimanche avant de plier le matériel. C’est comme ça. Toujours.

Et en 2025…. aussi.

MAIS. Car il y’a un grand MAIS, en 2025, ce qui fut autrefois vécu comme une malédiction a été ressenti comme un bienfait. Car non seulement la pluie fut rafraichissante pour des Gardes transpirants, mais en plus notre matériel a eu suffisamment de temps pour sécher avant de plier.

Bon… soyons honnête, on a quand même bien surveillé le radar météo durant la journée.

Organisation aux petites lentilles…. euh petits oignons

Ne parlons pas que de météo! Saint-Ursanne ce fut aussi et surtout un évènement de franche réussite et où tous les défis ont été relevés.

Un campement Magnifique. Des déambulations en fête et des combats épiques. Des artisans incroyables qui ont amené de nombreux visiteurs à notre rencontre. Des danseuses de feu, au sens propre comme au figuré.

Tout commença le vendredi matin avec des Gardes débarquant de toute la Romandie pour se regrouper au local du matériel. Et à l’heure! Un destin facétieux mais favorable fit qu’à l’instant où le responsable du chargement dit tout haut « il manque que la caisse d’Etienne, et on peut continuer à charger le reste », et bien Etienne arriva justement, et sa voiture fut alors encerclée de Gardes avides de lui ramasser sa caisse pour la « lancer » dans le camion.

Camion chargés. Véhicules distribués. En route pour le Jura. Et la découverte de notre terrain fut une agréable surprise, malgré quelques réprimandes de l’organisation sur notre parcage hasardeux. Qu’à cela ne tienne, pause sandwich et au boulot.

Le campement est prêt pour 17h et l’ouverture de la fête. Repas, Concert, tout roule.

Le lendemain, les choses se goupillent bien. Marcel Chauffe. Noël frappe (la monnaie), Aurélie Calligraphie. Kitty ouvrage le cuir. Mélanie file. Et les escrimeurs et danseuses s’échauffent. Le défilé se passe bien, on mange comme des princes entre les mains des organisateurs, et on ne voit pas le temps passer. Mais alors, la nouvelle tombe. « Il va y’avoir de la musique jusqu’à 6heures du mat! » Oups. On va pas beaucoup dormir. Une expédition « bouchons d’oreilles » infructueuse plus tard, on ne peut que se résigner. Que la Fête continue!

Et c’est le cas, car cette journée magique fut ponctuée d’un défilé aux flambeaux des plus réussi.

Un dimanche plus rocambolesque

Alors que des Gardes vaseux émergent (ceux qui peuvent), avec encore les oreilles qui sifflent, on commence notre dimanche avec un peu moins de frite. Une journaliste du journal « Le Temps » partagera ce début de journée en mode diesel, et en ressortira avec un article passionnant.

La pluie menace. On le sait. On s’y prépare.

Le vent se lève.
Les nuages noirs s’accumulent. et… Rien

Pas une goute. La tempête annoncée va nous frôler mais nous épargner. Regain d’énergie et de motivation, le dernier défilé va décoller, et on le veut mémorable. Ce fut donc une sacré réussite, qui se finira en taverne, lorsque le véritable orage va enfin éclater.

Alors oui, on a été mouillés. Mais on a affronté ça avec le sourire. Et ce fut une bonne approche car au final, nos toiles n’auront pas souffert plus que ça, et aucun séchoir d’urgence ne fut nécessaire.

Vient tout de même le temps de ranger, et malgré une planification sans accrocs, un peu de regrets quand même, de devoir retourner au XXIème siècle.

De cette édition nous retiendrons 2 choses: Les Chefs Mat, ça ne flotte pas. Et que la Garde a fait 10/10 sur son organisation et ses prestations.

Après 6 éditions de Saint-Ursanne et – peut-être – la plus aboutie pour nous, l’envie de revenir n’en est que plus intense. La question est: Peut-on encore faire mieux?

Vidéo Souvenir

Source des photos:

  • Gardes et Amis proches
  • Le Quotidien Jurassien
  • Page Facebook des Médiévales de Saint-Ursanne

Marché Médiéval, Viking & Fantastique – Fribourg 2025

« Le vent peut bien hurler, il n’éteindra jamais la flamme qui danse de son propre feu » Proverbe anonyme

Voici un article qui m’a demandé plus de temps à écrire que d’autres.

Pourquoi? Trop de choses à dire?

Au contraire.

Si peu à raconter.

Si peu, parce que, aussi loin que je creuse mes souvenirs récents, tout s’est bien passé.

Mais vraiment tout.

On peut dire sans prendre de grands risques que le Marché Médiéval de Fribourg 2025 s’est déroulé sans couacs et sans tracas.

Déjà le stand. Immense. On a carrément eu un bar complet en lieu et place de la table habituelle. Imaginez la réaction des Gardes quand on leur dit « On sera au Bar »

Alors on s’est dit quand même, « ouais mais les gens, ils vont par arrêter de penser qu’on sert à boire! »

Non. Ils n’ont pas fait ça. Merci à eux.

Nous avons repris en main les entrées comme à notre habitude. Et c’était très satisfaisant. Le planning a été globalement bien suivi, et nous avons comme toujours mis un point d’honneur à rendre impossible la vie de nos visiteurs. Ainsi, ils savent dès les premières minutes à quelle sauce ils seront mangés. Fallait pas nous inviter.

Concernant les animations, même si les horaires sont arrivés tard, cela est resté très réaliste et nous sommes satisfait de nos prestations et de l’effet qu’elles ont eu sur le public. Même le conte, improvisé à la dernière minute, n’a pas déçu. Avouons que plus de la moitié de la préparation de ce dernier était entre les mains de Morgane se préparant à parler au micro.

L’Arboulastre nous a servi des repas de haut niveau, comme à son habitude.

Les organisateurs étaient au top que ce soit en disponibilité ou en anticipation.

Le beau temps aura peut-être un peu retenu le nombre de visiteurs, mais ceux qui sont venus de l’ont pas regretté. Et nous non plus.

Ah il y’en a eu du beau monde! Des visiteurs de classe mondiale. Drôles et communicatifs, mais aussi – pour la plupart – tempérants et courtois.

Quelques petites exceptions ne gâcherons en aucun cas un évènement de haut vol.

Au final un joli bilan de ce Marché qu’on espère vraiment voir perdurer ces prochaines années.

LE Tournoi du Grand Cerf Blanc 2024 – 15.09.24

« L’archer qui manque sa marque ne blâme pas sa cible. Il s’arrête, se corrige et tire à nouveau »

Confucius

Nous l’avons attendu, et nous nous y sommes préparé. Le Tournoi du Grand Cerf Blanc a bien eu lieu à Evionnaz, sous l’égide de la Lance du Val d’Entremont et de la Fédération du Grand Cerf Blanc.

Il a fallu se lever de bonne heure pour certains, mais pas pour tous car la Garde est aussi active sur place avec plusieurs archers qui habitent la région. Comme ça, ils ont pu nous faire chauffer le café.

La froidure du matin nous a rappelé que le tournoi marque assez souvent le terme de l’été, et c’est avec nos petites laines que nous avons installé les cibles (toutes neuves).

Comme pour un repas canadien, où chacun vient avec 3 fois trop, les différentes délégations ont toutes apporté du matériel de tir et nous nous sommes retrouvés en surplus de cible ! Un excellent signe de la bonne santé du tournoi et de son groupe d’organisateur.

On parlait de café juste avant ? et bien la Lance nous a gratifié d’un petit déj’  5 étoiles. Et ce fut le bienvenu pour nous aider à finaliser notre phase de réveil.

Comme le veut la tradition, les choses sérieuses ont débuté (en retard) par un rappel du déroulement et de quelques règles. Par exemple ne pas tirer sur les commissaires de tir. (oups)

Les qualifications ont commencé avec une efficacité exemplaire, et les cibles « sanglier » ont bien vite ressemblé à des brochettes. Une fois n’est pas coutume, le niveau des archers du tournoi a très vite démontré que la compétition allait être rude.

La Garde a envoyé 9 représentants. Et ce qui devait arriver arriva, le premier tour – déjà – nous a contraint à nous affronter. René va hélas en faire les frais, mais tous les autres Gardes se qualifieront pour le second tour.

Les choses se corsent. 3 duels fratricides nous attendent ensuite. Laurent affronte Marc, Noël se mesure à Gart, et Kitty rencontre Aurélie. 3 matchs de haut niveau qui nous ont contraint hélas à perdre encore des coéquipiers.

Il reste 4 Gardes alors en quart de finale, cela fait la moitié des concurrents. A cette étape de la compétition, notre parcours est d’ores et déjà un succès pour nous. Mais ce n’est pas fini !

Un des affrontements les plus épiques de ce tournoi aura alors lieu entre Aurélie et Noël. Ce fut un mélange de précision, de concentration mais aussi de convivialité incroyable entre 2 adversaire déchiré entre l’envie de gagner et la frustration de devoir éliminer un camarade. On est comme ça à la Garde. On aime gagner ensemble.

Marc et Noël se hisseront jusqu’en demi-finale, mais y affronteront 2 anciens champions, Romain et Claude. Seul Noël parviendra à surpasser son adversaire. Il affronte alors Claude en finale.

Une finale de haut niveau, les 2 concurrents devront aller jusqu’à la dernière volée pour se départager. Et si malheureusement, ce n’est pas Noël qui aura l’avantage, son parcours aura été extraordinaire et il s’affirme plus que jamais comme un favori pour les prochaines éditions.

Un beau tournoi à garder en mémoire. La Garde était à un de ses meilleurs niveau. Et si nous ne remportons pas le trophée du tournoi, Aurélie ramène tout de même la Flèche d’Or et le Trophée d’Artémis et on notera qu’en plus d’avoir disputé la finale, la Garde a représenté 50% des archer en lice dès le 2ème tour et jusqu’à la fin de la compétition. 5 d’entre eux ont fini dans les 10 meilleurs des qualifications.

Nous avons une année devant nous pour préparer le prochain. Soyez prévenus. On vient pour rigoler, mais aussi pour gagner.

Résultats :

Grand Cerf Blanc :

1er Claude Dupasquier (L’Âme de la Forge)

2ème Noël Marguelisch (La Garde du Mont-Gibloux)

3ème : Romain Fischli (La Lance du Val d’Entremont)

Chasseur (Qualifications) :

1er Claude Dupasquier (L’Âme de la Forge)  – 120 points

2ème Roger Lugon-Moulin (Association Médiévale Boyarde)  – 113 points

3ème Noël Marguelisch (La Garde du Mont-Gibloux) – 109 points

Artémis (Meilleure Archère aux Qualifications)                            

1er Aurélie Zürcher (La Garde du Mont-Gibloux)   – 102 points

2ème Deborah Demierre(Association Médiévale Boyarde) – 71 points

3ème Al’Ugla Tal’yah (Guilde de Sombresang)    – 58 points

Flèche d’Or

Aurélie Zürcher (La Garde du Mont-Gibloux)

Trophée de l’As (Total des 3 meilleures volées des 3 archers les mieux classés / Compagnie)

Association Médiévale Boyarde – 61 points

(La Garde du Mont-Gibloux suit avec 60 points)

Tournoi du Grand Cerf Blanc 2024 – Des Archers en mode « Préparation » – 7

Cédric « Kalou » Pilloud

Certains entretiens sont plus étranges que d’autres. Celui-là fait partie de ceux qui sortent de l’ordinaire.

Herault : Alors comment tu te sens à l’approche du tournoi?

Kalou: Euh…. mais tu le sais. Vu que tu es moi.

Hérault: Oui. Mais c’est pour les lecteurs, pas pour moi. D’autres archers ont joué le jeu alors tu fais un effort.

Kalou: OK. Mais c est bizarre. Alors pour moi c’est un peu spécial parce que je reprends la compétition après plusieurs années d’arbitrage. Un peu stressé mais aussi enthousiaste car j’ai pu me familiariser avec du nouveau matériel cette année et je suis assez content du résultat.

Hérault: Ca va te changer de plus faire le gratte-papier.

Kalou: Eh Oh! Reste poli

Hérault: Sinon quoi? Haha. Mais trêve de plaisanterie. C’est quoi ton objectif?

Kalou: J’aimerais surtout évaluer mon niveau par rapport aux autres concurrents qui ont beaucoup pratiqué ces dernières années. Ça m’aiderait à me situer et à identifier mes points faibles. J’espère aussi avoir un peu plus de temps libre pour profiter de l’ambiance du tournoi.

Hérault: Ouais, en fait tu vas surtout pour te détendre et papoter pendant que d’autres devront reprendre tes anciennes tâches, pas vrai?

Kalou: T’es gonflé quand même! Tu t’es pas permis ce genre de sous-entendu dans les autres interview. Malhonnête.

Hérault: Les autres je les connais pas aussi bien que je te connais toi. Comme si tu étais moi.

Kalou: C’est pas une raison.

Hérault: Oh que si. Faut bien rigoler. Bon dernière question. Comment tu compte convaincre les gens de venir assister au tournoi?

Kalou: C’est une question complexe qu’on se pose depuis de nombreuses années. Ce n’est guère un soucis de motiver les archers mais pour les autres c’est plus compliqué car cet événement semble de prime abord réservé aux connaisseurs. C’est comme les sports mécaniques, si on est pas pilote soit-même, pourquoi se déplacer pour aller voir une course?

Et bien pour répondre à cette question, il faut se la poser dans l’autre sens. Qu’est-ce qui fait de déplacer les foules aux courses de F1 ou de moto? Les émotions. L’ambiance et le partage entre les personnes présentes. L’occasion de revoir des gens qu’on ne croise que rarement et de prendre le temps de parler avec. Et puis il y a le plaisir de voir quelqu’un défendre nos couleurs dans une compétition super fair-play. J’ai toujours eu tellement d’angoisse (positive) en voyant un Garde du Mont-Gibloux en lice, avec toute sa concentration et son talent. Ça m’a donné envie d’être présent pour les soutenirs d’abord. Et aujourd’hui, j’ai envie de participer à leurs côtés.

Hérault: merci pour cet auto-interview des plus bizzare. Essaye de pas être éliminé au 1er tour.

Kalou:..t’es vraiment un gros… rabat-joie !

Tournoi du Grand Cerf Blanc 2024 – Des Archers en Mode « Préparation » – 5

Marc « Vador » Chassot

Le tournoi approche à grands pas et les entrainements s’enchaînent à un rythme effréné. De tous nos archers, Marc sera un des plus occupés. Ceci en raison de ses multiples casquettes dont il va nous parler.

Hérault: Plus que 2 mois avant le tournoi. Comment tu te sens sur le plan sportif?

Marc Chassot: Je me sens clairement sous-entraîné. On a dû annuler plusieurs séances à cause de la pluie et mes derniers scores sont lamentables avec en point d’orgue un 82 qui me ramène au niveau que j’avais en 2016-2017, quand je tirais avec un arc qui ressemblait plus à un bout de bois 😉

Hérault: J’imagine que le travail que donne l’organisation du tournoi est aussi conséquent. Rappelons que tu présides la Fédération qui en est chargée. Est-ce que ce rôle de Président change ta façon d’aborder cette compétition ?

Marc Chassot: Mon cas est effectivement un peu spécial parce que je porte de nombreuses casquettes. Je suis président de la FGCB et en tant que tel je dois m’assurer que le tournoi sera organisé dans les standards habituels : la perfection voir un peu plus. Au niveau de la Garde je suis le responsable des objets volants dont le tir à l’arc fait partie, je dois donc former et encadrer les Gardes qui vont participer au tournoi pour qu’un maximum d’entre eux aillent le plus loin possible dans le tableau final.Je suis également un Garde qui participe au TGCB. Je me dois donc de porter haut nos couleurs et éliminer amicalement mais fermement nos concurrents qui sont chaque année plus aguerris et précis. Finalement je suis un être humain avec ses contraintes et ses aspirations personnelles. Je vais donc porter successivement les casquettes mentionnées dans cet ordre. Si l’organisation du tournoi est sous contrôle je m’occuperai des autres Gardes puis de moi-même et finalement je passerai du temps, s’il en reste pour discuter avec les autres tireurs et les visiteurs.

Hérault: Alors le public sera prévenu. Tu seras pas toujours à disposition. Cela étant, pour que le public puisse te déranger, il faut déjà qu’il réponde présent. Quels seraient tes arguments les plus pertinents pour que les visiteurs répondent présents, même si l’archerie est encore un domaine à découvrir pour eux?

Marc Chassot: Le TGCB est un tournoi donc il y a de la rigeur dans l’organisation technique pour que ça se passe bien, par contre personne ne se prends trop au sérieux. Cet événement se veut convivial avant tout. Personne ne sera éliminé parce qu’il n’a pas entendu son nom à l’appel et a eu 32 secondes de retard pour se présenter à la ligne de tir. On privilégiera toujours l’intégration des gens qui veulent découvrir ce sport et on se passera bien volontiers des gens qui visent uniquement l’élitisme et l’égoïsme et sont venus pour démontrer qu’ils sont meilleurs que tout le monde. Aucun niveau particulier n’est requis pour participer au TGCB, juste l’envie de partager un bon moment en compagnie d’autres médiévistes et de lâcher quelques flèches en direction des cibles (toujours dans le respect des consignes de sécurité bien évidemment).