Archives de catégorie : A l’intérieur de la Garde

Tournoi du Grand Cerf Blanc – Des Archers en mode « Préparation » – 4

Noël Marguelisch

La Garde va envoyer bien des concurrents cette année. Et on vous les présente l’un après l’autre avec aujourd’hui Noël, un habitué du Tournoi et un adversaire redoutable.

Hérault: Salut Noël. Comment te sens-tu alors qu’il reste 2 mois de préparation avant le tournoi?

Noël: Aucun stress , je tire à l’arc pour le Plaisir . L’important pour moi est de partager du bon temps avec d’autres passionnés de tir à L’arc médiéval.

Hérault : Ce n’est pas ta première participation au tournoi. Mais sous les couleurs de la Garde oui. Est-ce que ça change ta façon d’aborder la compétition ?

Noël: A la dernière édition j ai fini 2ème . Je vais essayer de faire du mieux possible avec le peu d entraînement ( vu la météo peu propice cette année ) pour faire honneur à la garde mais toujours sans stress… Il faut garder le plaisir du partage .

Hérault: Il n’est pas toujours facile d’encourager le public à venir au tournoi. Qu’aimerais-tu leur dire pour leur donner envie?

Noël: Pour les membres de la Garde , venez nous soutenir par votre présence et passer un bon moment de convivialité. Et pour les autres médiévistes ou pas , venez découvrir le tir à l’arc médiéval dans une compétition bonne enfant et dans ambiance agréable . On vous attend tous!

Hérault : Autre chose?

Noël: J’aimerais remercier La Garde du Mont Gibloux de m’avoir accepté dans leur troupe.

Hérault: Nous sommes très contents de t’avoir avec nous. Et sous nos couleurs pour ce tournoi de haut niveau.

Tournoi Du Grand Cerf Blanc 2024 – Des Archers en mode « Préparation » – 2

Yannick Stäuble

La présentation des Gardes en lice pour le tournoi continue. Cette semaine, Yannick nous explique ce que représente cette compétition qui se déroule tout près de chez lui.

Hérault: Salut Yannick. Comment te sens-tu alors qu’il reste moins de 3 mois de préparation avant le tournoi?

Yannick: Plutôt calme pour l’instant, avec un brin d’excitation quand même, c’est mon premier concours de tir à l’arc. Je ne sais pas encore trop à quoi m’attendre donc je vais me laisser porter et voir ce qu’il en ressort. J’arrive sans enjeux, pour le plaisir avant tout. J’ai pu déjà poser mes bases en entraînement l’année dernière en participant au tournoi du Faon. J’en tire un retour positif et c’est motivant pour la suite. Ca me conforte dans mon envie de m’aligner sur le pas de tir aux côtés des autres Gardes forts d’expériences et de rencontrer d’autres adeptes.

Hérault: Cette année le tournoi a lieu en Valais. C’est un peu ton terrain. Est-ce que cela change quelque chose pour toi?

Yannick: Habitant Lavey et travaillant à Evionnaz de ce côté-là en effet je ne serai pas dépaysé. J’aurais un peu de répit sur des aspects comme la logistique et je pourrais me donner à fond sur la compétition. Local de l’étape mais nouveau challenger, voilà qui peut donner une combinaison intéressante. Dans tous les cas je m’en réjouis. Ceci dit il me faudra encore quelques sessions d’entrainement en terre fribourgeoise pour être prêt.

Hérault: Mais du coup…. tu sais tirer dans des conditions de vent…. »Valaisan »?

Yannick: Ça c est trop tôt pour le dire. (Rire)

Hérault: Si tu devais convaincre quelqu’un qui ne connais pas le tournoi de venir y assister…. tu lui dirais quoi?

Yannick: En me basant avant tout sur la présence de mes compagnons Gardes (ne connaissant pas les autres intervenants), je sais que ce sera un beau moment de partage comme on sait bien le faire et à nul doute un bon moment de rigolade et de camaraderie.Et puis moi non plus j’y suis jamais allé et pourtant… je vais me retrouver a chasser le jaune du centre de la cible devant les autres alors hein pas d’excuses.

Marc Chassot: « Comment partager et transmettre la passion du tir à l’arc. »

« Bon ok, j’ai pas très bien tiré. Mais c’était pour la photo »

Marc Chassot est le Président de la Fédération du Grand Cerf Blanc, qui supervise l’organisation du Tournoi du même nom qui a lieu tous les ans. Mais c’est aussi et surtout un membre de la Garde et notre Maréchal de Tir à l’Arc. Dans ce « bref » article, il va nous partager sa vision du tir et de la transmission de ses connaissances.

« Je suis actuellement responsable du tir à l’arc médiéval dans le cadre de la Garde du Mont-Gibloux. Cette position est très intéressante et très enrichissante pour moi, elle me permet d’apprendre de nouvelles choses à chaque session de tir.

Bien sûr il y a les aspects logistiques à gérer (un grand merci à Hugo pour son aide précieuse) mais ce qui me plait le plus c’est de devoir comprendre autant la technique de tir que la manière de la transmettre aux autres pour qu’elle soit bien comprise.

Si on prend 5 minutes pour chercher, on trouve assez facilement des informations sur des sites internet décrivant la technique de tir en X étapes avec des explications très pointues et détaillées concernant les différents paramètres et positions. On pourrait simplement les mettre à disposition des tireurs et leur dire « article 22 : démerdes toi comme tu peux » mais si c’était si facile, on aurait déjà 4000 troupes de tir à l’arc médiéval rien que sur le canton de Fribourg.

Pourquoi ça ne fonctionne pas comme ça ? Parce que nous sommes des enfants, nous aimons jouer, nous aimons tester les choses, comprendre par nous-même, adapter nos techniques sur la base de constations que nous avons faites par nous-mêmes. Est-ce qu’une énigme est intéressante si on a la solution dès le début ? Non, ce qui est intéressant c’est d’essayer de la trouver nous-mêmes, avec peu voire pas d’indices et si possible mieux ou plus vite que les autres.

« Moins haut le coude! »

Fort de cette constatation, quand j’accompagne quelqu’un dans la pratique du tir à l’arc, j’essaie de ne pas lui communiquer d’informations qu’il n’a pas sollicitées ou dont il n’a pas (encore) besoin. Ce qui est important c’est de savoir doser l’interventionnisme.

Entre – tiens ton arc, vas te blesser tout seul dans la forêt – et – on va débuter ce séminaire de 15 jours de théorie sur le tir à l’arc- il y a largement plus que 50 nuances de pédagogie.

Pour quelqu’un qui n’a jamais tiré à l’arc, on va commencer par mettre en place les contraintes minimales pour assurer la sécurité avec quelques explications simples du style : « on garde toujours les flèches en direction de la cible », « si on ne tire pas, on reste derrière le tireur ou la ligne de tir », « en cas de doute, on s’arrête et on demande ». Puis on vérifie passivement ce que la personne fait et on n’intervient que s’il y a risque de blessure ou de grosse casse matérielle. Il ne faut pas considérer le fait de casser une flèche comme une casse matériel. Casser une flèche c’est payer le prix du savoir et de l’expérience. Il faut le conceptualiser comme le prix d’un ticket de cinéma, c’est un moyen, pas un but en soi. Bon après une séance de tir, ne jetez quand même pas vos flèches et dans tous les cas, ne dites pas que c’était mon idée !

Le plus important et le plus difficile quand on accompagne un tireur, c’est d’identifier ce dont il a besoin juste maintenant comme information pour avancer. Qu’est-ce qui est réellement déterminant maintenant pour obtenir une amélioration mesurable du plaisir ressenti par la personne dans le cadre de l’activité de tir à l’arc.

« La technique du tir à l’arc, c’est quelque chose d’assez flou »

Pour répondre à cette question, il faut d’abord comprendre la personne qui tir à l’arc. On pourrait être tenté de prodiguer des conseils pour que la personne améliore son score ou le groupage de ses flèches mais ce n’est pas forcément ce que la personne recherche en priorité. Pour commencer il faut donc s’intéresser à la démarche de la personne et à ses buts. On a peut-être à faire à une personne à qui un médecin a recommandé la pratique d’un sport pour rester en forme. Dans ce cas, une optimisation de la position devra passer avant l’optimisation du score.

Pour identifier les réels buts des tireurs, on va appliquer la méthode que j’appelle affectueusement « ferme ta gueule et écoute » parce que c’est évident qu’en parlant, vous n’allez rien apprendre. Vous savez déjà tout ce que vous savez, le redire une Xième fois à haute voix sans connaitre le contexte ne va pas faire avancer la situation mais aura seulement tendance à saouler les gens. Donc on écoute, pour de vrai, pas juste pour trouver comment rebondir pour impressionner les autres. On évite autant que possible les phrases qui commences par «Moi, je… »

Parfois, il n’y a rien à écouter ou à analyser, la personne passe un bon moment, découvre l’activité par elle-même, à son rythme. Si c’est le cas, n’allez surtout pas l’interrompre.

La plupart du temps après avoir tiré quelques dizaines de flèches, les gens vont spontanément venir vers vous avec une question concrète mais pas forcément formulée de manière « optimale » et c’est là que vos capacités de traducteur vont être mises à contribution. Voici quelques exemples :

« Mes flèches partent dans toutes les directions » = « Est-ce que tu peux me donner des bases pour obtenir une meilleure maitrise ?»

« C’est qui ce mec plein de cheveux? »

« Mes flèches partent toutes à gauche » = « Est-ce que tu peux me dire s’il y a quelque chose de faux dans ma technique »

Au passage on remarquera le côté « externalisation de la responsabilité » dans les phrases à traduire. En plaisantant j’aime bien dire et redire : « quand on est mauvais, on peut toujours accuser le matériel » et parfois je le fais également, sans m’en rendre compte !

Comment procéder maintenant que

1) Vous avez compris le but de la personne

2) Vous l’avez observée en train de tirer

3) Elle est venue vous voir pour vous demander de l’aide

Il faut dresser une liste mentale des détails que vous avez remarqué durant l’observation et qui selon vous font que la personne s’éloigne du « tir parfait ». Ensuite il faut les classifier en ordre décroissant d’importance et échafauder un plan en X étapes, clair et compréhensible pour corriger ces « défauts » et arriver en suivant une processus logique et itératif, à améliorer notablement la technique de tir de la personne.

Et pour faire ça, j’ai combien de temps ? Pas plus de 4 secondes, au risque de passer pour quelqu’un de mentalement lent dont on ne va pas suivre les conseils !!!?

Voilà, le cœur du problème est clairement identifié. Il ne reste plus qu’à le résoudre. Bien évidement vous aurez compris que l’entrainement, la pratique, l’expérience, l’échange actif avec les autres tireurs, tout ça fait que la tâche sera de moins en moins ardue et qu’à la fin, elle vous semblera peut-être même « facile » (ouais dans 500 ans peut-être).

Ce qu’il faut garder à l’esprit, c’est qu’il n’y a qu’une seule et unique technique qui fonctionnera tout le temps à coup sûr : écouter, chercher à identifier ce qui est déterminant, ce qui va être bien compris, ce qui sera accepté, s’adapter à la personne qu’on a en face de soi et se remettre en question autant que possible.

Parmi les gens qui vont venir tirer à l’arc avec vous, il y aura des profils différents : des scientifiques, des intuitifs, des émotifs … c’est réellement important d’adapter son discours pour chacun.

Au scientifique, on dira : « le départ de la flèche devra être aussi calme que possible, sinon la corde aura un mouvement de précession et transmettra une force biaisée à la flèche dont le vol sera turbulent avec les conséquences y attenantes en termes de précision et de groupage. »

A l’émotif on dira. « La flèche doit être un prolongement énergétique de ton bras et de ta volonté d’atteindre la cible, ferme les yeux, pense à ça, visualise-le, ne pense plus, le reste se fera tout seul »

Maintenant essayez d’inverser les 2 récipiendaires de ces conseils et FUYEZ PAUVRES FOUS !!! »

« Il ne faut pas tirer avec le soleil dans les yeux. Mais pour les photos ça va. »

Conte de Noël du Mont-Gibloux

Il était une fois, dans un temps lointain qu’on appelait le Moyen-âge, un seigneur puissant et fort bien armé qui vivait sur les versans d’un Mont majestueux que l’on nommait le Mont-Gibloux. Ce seigneur avait pour nom Rufus.

Rufus possédait de nombreuses terres, et il passait beaucoup de son temps à légiférer pour ses sujets depuis son château, à Vaulruz. Cependant, lorsqu’il en avait l’occasion, il quittait sa charge et sa responsabilité et se cachant sous une grande cape de couleur forestière et en se parrant d’une paire de bois de cerf afin de parcourir ni vu ni connu, les sentiers de sa bien-aimée montagne.

Or, une année qui fut particulièrement dure, il décida qu’à Noël il n’utiliserait pas son trésor pour festoyer. Il donna congé à la majeure partie des Gardes de son château, et s’en alla pour une de ses promenades secrètes au cœur du Mont-Gibloux.

Mais, alors qu’il marchait depuis plusieures heures déjà, il tomba nez à nez avec un bûcheron qui le pris pour un cerf.
Rufus demanda alors « Pourquoi travail-tu encore alors que c’est Noël? Ne devrais-tu pas poser ta hache comme les autres et te reposer? »
Le bûcheron qui fut d’abord surpris de voir un cerf parler mais qui ne voulait pas être impoli répondit:
« Beau cervidé, je suis un travailleur, point un faignant. Je ne peux m’arrêter quand d’autres se reposent alors qu’il reste tant de travail. L’année a été difficile. Il reste beaucoup à faire »
Rufus répondit.
« Écoute-moi et si personne ne t’attends ce soir, rends-toi au Château de Vaulruz et attend ma venue. Il y aura là-bas un travail qui devrait te combler. Et si tu connais d’autres bourreaux de travail dans ton genre, n’ait crainte de les  y convier.
Le bûcheron, qui pensait toujours parler à un cerf – et on ne désobéit pas aux créatures magiques du Mont-Gibloux- mis sa hache sur son épaule et pris alors la route.

Un peu plus tard, Rufus arriva par hasard dans une petite bourgade fermière des plus miteuse. Les habitants sortirent de leur maison pour voir quel était cet étrange animal.
Rufus demande à haute voix:
« Ou est la joie et la festivité? Ou sont les décoration et les victuailles propres au temps des fêtes? »
Un homme qui paraissait être le chef du village répondit alors:
« Nous sommes pauvres, ami Cerf. Noël n’est pas un jour différent des autres pour nous. Nous n’avons qu’un peu de pain et d’eau et devrons nous en contenter. Nous n’avons que la solidarité pour nous tenir chaud »
Rufus retorqua:
« Écoutez-moi et si cet endroit n’a rien à vous offrir, rendez-vous au Château de Vaulruz et attend ma venue. Il y aura là-bas de quoi redonner un sens à votre vie. Et si vous connaissez d’autres misereux du même acabit, n’ayez crainte de les y convier.
Les Villageois, qui pensaient toujours parler à un cerf – et on ne désobéit pas aux créatures magiques du Mont-Gibloux- enfilèrent leurs capes et se mirent en route.

Les pas de Rufus le menèrent ensuite à croiser la route d’une caravane de voyageurs. Festifs et enjoués mais toujours sur la route.
Rufus demanda:
« Ne serait-il pas temps de poser vos sacs quelque part pour fêter Noël et se sentir chez soi? »
Une voyageuse qui paraissait être la matriarche répondit alors:
« Joli animal, nous sommes des étrangers. Les gens tolèrent notre passage mais ne nous accueillent pas chez eux. Le Mont-Gibloux et ses habitants craignent ceux qui sont différents et qui viennent de trop loin. »
Rufus s’offusqua
« Vous faites d’une exception une généralité. Écoutez-moi et vu que rien ne vous lie à ce lieu, rendez-vous au Château de Vaulruz et attendez ma venue. Il y aura là-bas de bonnes raisons de s’y poser. Et si vous connaissez d’autres etrangers en manque de foyer, prenez-les avec vous.
La matriarche, qui pensait toujours parler à un cerf – et on ne désobéit pas aux créatures magiques du Mont-Gibloux- épaula son baluchon et fit avancer son convoi.

Rufus rentra alors au château de Vaulruz et lorsqu’il y arriva, trouva toute une troupe d’artisans, de paysans et de voyageur devant les portes, que les Gardes ne laissaient pas entrer.
Rufus traversa la foule qui s’ecarta à son arrivée et devoila alors son identité véritable.
Le capitaine de la Garde qui etait de service en ce soir de Noël le salua et dit alors:
« Monseigneur, ces gens veulent entrer. Ils disent qu’un cerf les y a invité. Mais nous ne pouvons les laisser venir dans le château.
« Et pourquoi donc? » Demanda Rufus
« Les artisans ne font que travailler, et ils s’offusquent sans cesse que chacun ne partagent pas leur labeur.
Les paysans sont pauvres et n’ont rien d’autre à nous apporter que des bouches à nourrir.
Les étrangers sont trop différents et ils vont dénaturer notre culture.
Et puis…. aucun n’est combattant et c’est de guerriers dont nous avons besoin. »
Rufus réfléchit. Il pris ensuite la parole et annonça à tous.
« Vous avez tous des valeurs.
L’artisant glorifie le travail.
L’humble glorifie la solidarité
Le voyageur glorifie la liberté
Le guerrier glorifie la discipline militaire.
Chacune de ces valeurs à sa place sur le Mont-Gibloux. Mais pour cohabiter, nous devrons apprendre à les appliquer à nous-mêmes sans les imposer aux autres.
Et si, en ce jour de Noël, vous acceptez de faire cet effort, je vous ouvrirais les portes de mon château et il sera vôtre.
Alors que l’artisan nous construise une grande table.
Que le fermier ouvre le cellier et nous prépare un banquet
Que les voyageurs nous emmènent dans leurs aventures et leur musique.
Que les soldats veillent sur nous…. mais n’oublient pas de trinquer et festoyer.

Ainsi vous serez tous la Garde du Mont-Gibloux, pour Noël et pour tous les jours de l’année.

Image: Natalia Shilyakova-Sorokina

Qui sont les Gardes? Episode 3

Maxime Esseiva

Vous ne connaissez pas les Gardes? Nous allons vous les présenter.

Et pour ce troisième entretien, c’est Maxime qui sera notre interlocuteur. Vous allez le découvrir, sous ses airs de combattants pugnace, il cache un cœur tendre et des idéaux variés.

Hérault: Salut Maxime. Peux-tu nous raconter en quelques mots comment tu as été amené à rejoindre la Garde?

Maxime: C’était en 2011, l’association était encore toute jeune (ça va bien, moi aussi). C’était un camarade de classe de l’apprentissage, déjà membre de l’association (Ludo) qui m’avait proposé de venir pour essayer.

Et, comme beaucoup de gens de ma génération, j’avais grandi avec les films du seigneur des anneaux. Donc pouvoir rejoindre une association médiévale, mais aussi fantastique, c’était sûr que ça allait me plaire.

Hérault: Fantastique ? Mais… je croyais que tu faisais de l’histo? (historique = reconstitution)

Aurais-je mal compris ?

Maxime: Alors, je serai bien présomptueux de dire que je fais de l’histo. Je suis assez fier de mes costumes et de mon équipement, mais il n’y a pas derrière la recherche qui permettrait de se rapprocher au mieux des connaissances historiques actuelles. En côtoyant de nombreux passionnés, on apprend beaucoup de choses sur le Moyen-âge et l’histoire de l’Europe, et je me fais plaisir de partager ce savoir. Mais je ne prétends pas être rigoureusement historique.

Hérault: Tu nous as évoqué ton costume. Qu’en est-il du combat? Quelle est ton approche ?

Hors Interview: « Alors j’ai très envie de faire plein de citation de OSS117 du genre « J’aime me battre », mais on va éviter

Maxime: Je perçois personnellement le combat – je préfère le terme « escrime » – de 3 manières :

– Déjà l’art martial, l’apprentissage du maniement de l’épée (entre autres). D’ailleurs, une des racines possibles d’escrime est le bas francique « Skirmjan » : se défendre. C’est là même l’essence principale de cette pratique.

– Le côté historique. Un des objectifs lorsque l’on pratique les Arts Martiaux Historiques Européens (abrégé AMHE) est de pouvoir faire renaître la pratique d’un art martial occidental qui a été oublié (en tout cas en partie). Aussi, j’apprécie d’apprendre les anecdotes sur les Maîtres d’arme de l’époque.

– Et l’approche artistique, plus proche du théâtre ou de la danse, car tout est connu et prévu à l’avance. Cela permet de pouvoir mettre en pratique les techniques que l’on a apprises tout en offrant la possibilité de le mettre sous forme de spectacle. C’est pour moi l’aboutissement de cette pratique.

J’ajouterai aussi avoir pu pratiquer le sparring, ou combat libre (avec protection, cela va de soi). Une expérience qui permet de se rendre compte de la difficulté de l’utilisation de l’épée et de ses techniques dans la pratique

Hérault: Voilà ce que j’appelle une réponse complète.. et pourtant..

Tu n’as pas évoqué le tir à l’arc. Le vois-tu aussi comme une discipline liée au combat ? Comment gères-tu ces deux aspects en tant que Maréchal ? 

…. d’ailleurs…. comment vois-tu cette fonction de Maréchal ?

Oui je sais ça fait beaucoup de questions. Mais j’entends d’ici les Gardes trépigner d’envie d’en savoir plus.

Maxime: Je ne suis pas archer, même si j’en ai fait un petit peu.

Il faut noter que je ne suis pas le maréchal, mais un maréchal. Et en l’occurrence, le maréchal responsable de l’archerie est Marc ( n.d.l.r.: Chassot )

Il y a des gens qui ne sont intéressés que par l’escrime, d’autres que par l’archerie, et encore d’autres par les deux.

On veut pas empêcher qui que ce soit de profiter de l’un ou de l’autre. Tout le monde est libre de venir aux entraînements pour participer à l’un ou l’autre ou à l’un puis l’autre.

Et finalement, j’aimerais dire qu’on est une équipe de maréchaux (Aude, Laurent, Hugo, Kolia, Marc et moi). Et nous allons travailler ensemble pour pouvoir fournir les meilleurs entraînements possibles.

Hérault: Finalement? Que nenni. C’est moi qui décide quand c’est fini.

Alors finalement…

… que dirais-tu aux gens pour leur donner envie de venir s’entraîner avec vous?

Maxime: Qu’ils sont et seront toujours les bienvenus ! Que ce soit pour participer régulièrement ou bien juste pour essayer ou même regarder.

Oh, et on prête volontiers du matériel

Samain sur le Mont-Gibloux

La fête de Samain est moins connue que celles qui lui ont succédé, que sont La Toussaint et Halloween. Mais l’origine de ce mythe est à chercher dans les mêmes croyances antiques. Celles qui disent qu’au 1er novembre de chaque année, le monde des vivants est au plus proche de celui des esprits.

Il convient donc de se montrer exemplaires à Samain, car l’on est observé par les habitants de l’autre monde. C’est aussi le moment rêvé pour leur parler et leur transmettre nos pensées.

Samain, c’est le nouvel-an Celtique, c’est la période où l’on se retrouve et où l’on l’on célèbre dans la paix, la fin de l’été et le déclin du Soleil. Les Druides allumaient un grand feu, et les diverses familles du village venaient prendre un peu de ce feu pour le ramener dans leur maison et la chauffer l’hiver durant.

Depuis les toutes premières années de son existence, la Garde a fêté Samain et a accompli son traditionnel pèlerinage jusqu’à la fontaine à Catillon, au sommet du Mont-Gibloux.

2023 n’aura pas fait exception et une troupe de Gardes hardis se sont réunis à Villarlod pour une sacrée agape pas piquée des Cucards, comme dirait Cyrielle. (enfin presque)

Le départ du pèlerinage aura été quelque peu retardé, pour permettre aux derniers courageux de nous rejoindre. Mais comme le comité avait bien traîné pour sa séance du matin, les préparatifs de la salle n’étaient pas tellement avancés, et ce retard a bien arrangé tout le monde.

Vous vous dites peut-être que si les séances du comité durent si long, c’est parce qu’ils travaillent dur? Oui. Aussi.

Mais c’est surtout parce qu’on rit. Beaucoup.

La journée s’est déroulée dans la douceur et sans fausses notes, malgré les quelques guêpes qui voulaient aussi être de la fête. Le caissier les aura vite recadré, car elles n’ont pas payé de cotisation.

La surprise la plus mémorable arriva le soir. L’équipe cuisine a mis les petits plats dans les grands. Il fallait « marquer le coup », alors c’est un fameux banquet qu’elle nous a préparé. Tant visuellement que gustativement, on ne s’en est pas encore remis.

Il y’a aussi à Samain quelques petites traditions toutes particulières, comme les bougies apportées par chacun d’entre nous pour rappeler le feu des druides.  Il y’en a d’autres encore dont nous ne vous parlerons pas ici. Il faudra que vous deveniez l’un des nôtres pour en savoir plus.

Au bilan final de ce week-end ? Beaucoup de plaisir et d’émotions. Une occasion de se débarrasser de nos vieux fardeaux pour repartir pour une nouvelle année (celtique) sur de bonnes bases saines.

Et pour votre information : la fête de Samain commence 3 jours avant le 1er novembre et s’achève 3 jours après. Restez vigilants et exemplaires encore un moment.

Joyeux Samain à tous.

Qui sont les Gardes? Épisode 2

Aurélie Zürcher

Vous ne connaissez pas les Gardes? Nous allons vous les présenter.

Et pour ce second entretien, partons à le rencontre d’Aurélie, qui portera à vos oreilles et vos yeux, de merveilleux contes qui vous feront voyager dans des mondes incroyables.

Herault :Salut Aurélie.Peux-tu me dire depuis combien de temps tu es membre de la Garde et comment ton chemin t’as amené dans cette voie?

Aurélie : Bonne question ?… alors en 2013 (après avoir regardé sur le site héhé).Je me suis retrouvée sur le tournage de Sombrebois après avoir suivi Laurent, qui avait participé à quelques entraînements grâce à René. Quelle activité, pour une première! Je dois dire que Laurent m’avait un peu poussé à y participer…et je ne l’ai pas regretté. Costumes, rigolades, feu de bois & de belles rencontres…wahou!

Hérault: Ce tournage t’a-t-il donné une image précise de la Garde et de ce que tu voulais y faire? Comment as-tu découvert les autres activités ?

Aurélie: Je n’ai pas vraiment eu d’image précise de la garde à ce moment-là, mais j’ai plutôt ressenti son énergie, son ambiance,… J’ai découvert les activités de la garde plus tard, à force de participer aux fêtes médiévales et aux activités. J’ai commencé par participer à un entraînement d’épée, mais c’est le tir à l’arc qui m’a rapidement attiré. Puis, j’ai participé à un petit atelier théâtre animé par Gaëlle, c’est elle qui m’a soufflé l’idée des contes. J’ai aussi fait partie de la première équipe cuisine (en ajoutant des ingrédients à l’oeil avec David dans le dos d’Alexandre qui suivait scrupuleusement la recette…et en ne pouvant pas servir les tartes aux fruits envahies de fourmis ?).

Herault: est-ce que les contes que tu raconte sont…. conventionnels?

Aurélie : Je dirais que les contes le sont, dans le sens où ils suivent la trame du conte…. mais il y a des intervenants, qui jouent certains personnages du conte, qui le rendent bien moins « conventionnel »! Ils interviennent à chaque fois d’une manière différente: c’est presque chaque fois une surprise et le conte (et la conteuse) doivent alors rebondir. Le conte prend alors une tournure différentes à chaque représentation avec un saucisson magique (à la place d’une pierre), un chevalier qui sort d’un buisson et les innombrables jeux de mots.Bref on garde l’univers du conte, avec une touche que seuls les gardes peuvent donner.

Hérault : Comment vois-tu la Garde pour les années à venir ? Et que dirais-tu à quelqu’un pour le convaincre de se joindre à nous?

Aurélie: J’ai du réfléchir un moment pour pouvoir y répondre… Je dirais une garde qui se construit sur les bases « simples » qui nous rassemblent tous. Je pense souvent à la fête de Samaïn: une petite cabane sans confort, où on se serre un peu pour que chacun ait une place, un feu, les bougies sur le bord de la fenêtre…rien d’incroyable en soi, mais l’empreinte de la garde y ressort particulièrement. En tous cas, l’empreinte que j’affectionne personnellement ;-)Pour la 2e question, je dirais juste: viens essayer, découvrir les activités que l’on propose, rencontrer les gardes…Rien d’autre. Je préfère que la personne découvre notre troupe par elle-même. A elle de voir si cela lui correspond.

Litha & « La Marque de la Couronne »

Litha est une occasion pour les Gardes de se réunir au Bois du Cerf.

Pour ceux qui ne connaissent pas Litha, il s’agit d’ une fête traditionnelle païenne. C’est un jour de grande importance pour les cultures qui vénéraient le Soleil, car c’est le jour le plus long de l’année.

On peut faire le parallèle avec la Saint-Jean dans le Christianisme, qui célèbre le renouveau.

En 2021, quand la Garde a pris ses quartiers pour la 1ère fois au Bois du Cerf, cette fête a été choisie pour marquer l’évènement et demander une « bénédiction » à Cernunnos, dieu celte des forêts et de la nature, pour occuper cet espace.

Ainsi, un campement fût monté et une cérémonie organisée. Un tournoi de tir à l’arc appelé « La Marque de la Couronne » a également vu le jour à cette occasion.

En 2023, la Garde s’est montré fidèle à son engagement.

Cernunnos lui-même est venu

La cérémonie a bien eu lieu, Cernunnos est venu nous jauger, nous peser, nous mesurer… Et nous a donné pour une année encore la permission de rester. La présence du Gardien aura aidé à démontrer notre détermination et notre solidité face aux tempêtes.

De son côté, l’équipe Cuisine a brillé à nouveau, en nous préparant un repas succulent qui a été partagé à la lueur des bougies et des derniers rayons du Soleil, bien présent lui aussi.

La Marque de la Couronne s’est déroulé paisiblement sur toute la durée de la journée. Chaque archer a pu tirer à son rythme et c’est Claude qui a montré le plus d’adresse et de précision. Il ramène donc le trophée à la maison.

Claude, vainqueur de la Marque de la Couronne

D’aucun diront que ce n’était pas le jour J… Et à raison, car Litha tombe normalement le 21 juin. Et bien Cernunnos ne nous a pas boudé pour autant. Il sait que même si les Gardes sont sollicités et engagés à fond dans leur vie « moderne » et professionnelle, ils persisteront à protéger la Garde et le Bois du Cerf, qui sont des refuges face aux assauts du quotidien.

Et que les quelques malandrins et malveillants qui trouvent amusant de régulièrement venir polluer cet endroit s’en souviennent:

La Garde plie. Mais ne rompt pas.

L’Archerie du Mont-Gibloux

Depuis sa création en 2010, il y’a eu de tout temps des archers dans la Garde du Mont-Gibloux.

Et si les conditions le permettent, nous aimons à emmener notre matériel avec nous lors des fêtes.

Mais l’histoire de l’archerie de compétition au sein de la troupe a commencé en 2014, avec la création du Tournoi du Grand Cerf Blanc. Le but était de réunir les archers de différentes troupes en Suisse Romande afin de partager une journée de compétition et de festivités.

Tournoi du Grand Cerf Blanc 2019

Cette toute première édition fut couronnée par la victoire de Maxime Schaller pour La Garde. La machine était lancée, et l’archerie n’allait plus cesser de grandir.

Tournoi du Loup 2022

2 ans plus tard, en 2016, est créé le Tournoi du Loup, sous l’impulsion du Connétable Claude Dupasquier. Compétition hivernale, dernière activité avant le nouvel-an, il restera dans l’esprit des gens comme un des tournois aux conditions les plus rudes.

La même année, et par le même instigateur, le Championnat du Faon va voir le jour. Une compétition interne sur toute l’année qui se déroule en plusieurs passes. Claude remportera cette première édition.

Mais ce n’est pas tout !

Dès 2022, le Faon se voit enrichir d’une nouvelle catégorie.

Ainsi, le « Faon » sera consacré au style de visée dit «Barebow » et le « Hère » va lui ajouter le tir « Instinctif ».

Un programme plutôt bien rempli, n’est-ce pas?

Et pourtant, il reste encore une compétition interne, appelée « la Marque de la Couronne ». Celle-ci se déroule lors de la fête celte de Litha, en juin. La Garde célèbre cet évènement depuis 2021.

Ces différents évènements et compétitions ont tous évolués de façon différente.

Alors que les compétitions internes comme la Faon et la Couronne évoluent petit à petit au gré des nouveaux ajouts de règle et de variantes, le Tournoi du Loup a gardé ses bases et ses fidèles et même au cœur des hivers les plus froids, il continue de rassembler les plus hardis dans la rigueur et les capes en laine.

De son côté, le Tournoi du Grand Cerf Blanc a considérablement évolué. Attirant de plus en plus de troupes dans son giron, il a été décidé fin 2017 que le Tournoi devait prendre son autonomie. Ainsi a été fondée la Fédération du Grand Cerf Blanc, qui s’occupe de gérer administrativement l’organisation du tournoi et qui se compose de membres venant de différentes troupes. Luc Grossenbacher en sera le 1er Président.


Si on fait le Bilan :

Le Tournoi du Grand Cerf Blanc a eu 8 éditions dont 7 ont été remportées par la Garde et 1 par l’Association Médiévale Boyarde ( Marc Wulf).

Les Champions de la Garde sont :

Maxime Schaller (1x)

Jacques Dupasquier (1x)

Luc Grossenbacher (1x)

Claude Dupasquier (4x)

Le Tournoi du Loup a eu 6 éditions et autant de vainqueurs :

2016 : Claude Dupasquier

2017 : Claude Dupasquier

2018 : Luc Grossenbacher

2019 : Claude Dupasquier

2021 : Claude Dupasquier

2022 : Frederic Bodmer Duc

Le Championnat du Faon a eu lieu tous les ans depuis 2016

Les vainqueurs sont :

2016 : Claude Dupasquier

2017 : Luc Grossenbacher

2018 : Frederic Bodmer Duc

2019 : Frederic Bodmer Duc

2020 : Claude Dupasquier

2021 : Claude Dupasquier

2022 : Claude Dupasquier

Le Championnat du Hère a commencé en 2022

Il a été remporté par : Claude Dupasquier

La Marque de La Couronne a été disputé à 2 reprises.

Qui sont les Gardes?

Gaëtan Cortes

Vous ne connaissez pas les Gardes? Nous allons vous les présenter. Et pour ce premier entretien, partons à le rencontre de Gaëtan qui s’est installé en cuisine depuis quelques temps déjà.

Hérault: Hello Gaëtan.

Ça fait plus de 6 ans que tu es membre de la Garde du Mont-Gibloux. 

Est-ce que la cuisine t’as attiré dès le début de ton parcours?

Gaëtan: A mon arrivée dans la Garde ce n’était, initialement, pas le groupe de travail qui m’aurait intéressé de prime abord. D’abord intégré dans le groupe de combat, j’ai aidé une ou deux fois la cuisine dans des petites tâches, comme éplucher les légumes etc… C’est après avoir sympathisé un peu plus avec le groupe, et en ayant vu toute la richesse de cette activité, que j’ai commencé à vraiment m’y intéresser et à m’incruster dans leur organisation !

Hérault: Tu as donc de multiples casquettes lors des événements.

Est-ce que tu parviens à être actif sur tous les fronts? Dois-tu parfois faire des choix dans tes différentes activités ?

Gaëtan: C’est parfois un peu compliqué, mais de manière générale j’essaie de faire passer la cuisine en priorité ! Il est parfois arrivé que je doive m’éclipser pour aider pour la sécurité lors des crachage de feu, mais on a une excellente équipe qui prend facilement le relais si on doit s’absenter un petit moment !

Hérault: Peux-tu nous dire quelques mots sur une fête un évènement en particulier qui t’ont marqué en rapport avec ton activité culinaire?

Un souvenir qui restera gravé dans ta mémoire?

Gaëtan: J’ai oublié le nom, c’était quoi la fête ou y’avait l’ocarina en face, il y avait une grande tour, tout en haut d’une colline, et on avait attaqué le camp des sombresang ?

Hérault: : C était St-Triphon il me semble

Gaëtan: C’est probablement St-Triphon ! On s’était vraiment donné pour faire un super menu, et il y avait eu une ambiance assez géniale. C’était également la première fois qu’on testait Marcel, notre four ! Sur cette même fête, on a même effectué du « combat » avec des ustensiles de cuisine. Et on a, également, manqué de brûler la table de la cuisine pendant la nuit en ayant laissé quelques braises dessus…

Hérault: Marcel? Pourquoi Marcel?

D’où debarque-t-il ce Marcel et que sait-il faire ?

Gaëtan: Marcel c’est le four en terre cuite acheté par la garde il y a quelques années ! On a mis beaucoup de temps à le maîtriser correctement, et on essaie encore aujourd’hui. C’est comme un dragon un peu soupe au lait : il a tendance à recracher les aliments soit trop peu cuits, soit carrément noir charbon. Mais on arrive, aujourd’hui, à faire des choses pas mal avec, et on est assez fiers !

Hérault: Une dernière question:

Si tu devais donner envie à quelqu’un de rejoindre la cuisine…. comment tu ferais pour le convaincre?

Sans enlevement ni syndrome de Stockholm bien sûr…

Gaëtan: Je dirais que la chose la plus importante dans la cuisine de la garde c’est qu’on est une grande famille très soudée. J’aurais presque envie de dire qu’on est le groupe le plus soudé de la garde ! Alors si vous avez envie de nous rejoindre et de pouvoir ainsi donner libre cours à votre créativité, vous êtes les bienvenus !!!