Archives de catégorie : A l’intérieur de la Garde

Conte de Noël du Mont-Gibloux

Il était une fois, dans un temps lointain qu’on appelait le Moyen-âge, un seigneur puissant et fort bien armé qui vivait sur les versans d’un Mont majestueux que l’on nommait le Mont-Gibloux. Ce seigneur avait pour nom Rufus.

Rufus possédait de nombreuses terres, et il passait beaucoup de son temps à légiférer pour ses sujets depuis son château, à Vaulruz. Cependant, lorsqu’il en avait l’occasion, il quittait sa charge et sa responsabilité et se cachant sous une grande cape de couleur forestière et en se parrant d’une paire de bois de cerf afin de parcourir ni vu ni connu, les sentiers de sa bien-aimée montagne.

Or, une année qui fut particulièrement dure, il décida qu’à Noël il n’utiliserait pas son trésor pour festoyer. Il donna congé à la majeure partie des Gardes de son château, et s’en alla pour une de ses promenades secrètes au cœur du Mont-Gibloux.

Mais, alors qu’il marchait depuis plusieures heures déjà, il tomba nez à nez avec un bûcheron qui le pris pour un cerf.
Rufus demanda alors « Pourquoi travail-tu encore alors que c’est Noël? Ne devrais-tu pas poser ta hache comme les autres et te reposer? »
Le bûcheron qui fut d’abord surpris de voir un cerf parler mais qui ne voulait pas être impoli répondit:
« Beau cervidé, je suis un travailleur, point un faignant. Je ne peux m’arrêter quand d’autres se reposent alors qu’il reste tant de travail. L’année a été difficile. Il reste beaucoup à faire »
Rufus répondit.
« Écoute-moi et si personne ne t’attends ce soir, rends-toi au Château de Vaulruz et attend ma venue. Il y aura là-bas un travail qui devrait te combler. Et si tu connais d’autres bourreaux de travail dans ton genre, n’ait crainte de les  y convier.
Le bûcheron, qui pensait toujours parler à un cerf – et on ne désobéit pas aux créatures magiques du Mont-Gibloux- mis sa hache sur son épaule et pris alors la route.

Un peu plus tard, Rufus arriva par hasard dans une petite bourgade fermière des plus miteuse. Les habitants sortirent de leur maison pour voir quel était cet étrange animal.
Rufus demande à haute voix:
« Ou est la joie et la festivité? Ou sont les décoration et les victuailles propres au temps des fêtes? »
Un homme qui paraissait être le chef du village répondit alors:
« Nous sommes pauvres, ami Cerf. Noël n’est pas un jour différent des autres pour nous. Nous n’avons qu’un peu de pain et d’eau et devrons nous en contenter. Nous n’avons que la solidarité pour nous tenir chaud »
Rufus retorqua:
« Écoutez-moi et si cet endroit n’a rien à vous offrir, rendez-vous au Château de Vaulruz et attend ma venue. Il y aura là-bas de quoi redonner un sens à votre vie. Et si vous connaissez d’autres misereux du même acabit, n’ayez crainte de les y convier.
Les Villageois, qui pensaient toujours parler à un cerf – et on ne désobéit pas aux créatures magiques du Mont-Gibloux- enfilèrent leurs capes et se mirent en route.

Les pas de Rufus le menèrent ensuite à croiser la route d’une caravane de voyageurs. Festifs et enjoués mais toujours sur la route.
Rufus demanda:
« Ne serait-il pas temps de poser vos sacs quelque part pour fêter Noël et se sentir chez soi? »
Une voyageuse qui paraissait être la matriarche répondit alors:
« Joli animal, nous sommes des étrangers. Les gens tolèrent notre passage mais ne nous accueillent pas chez eux. Le Mont-Gibloux et ses habitants craignent ceux qui sont différents et qui viennent de trop loin. »
Rufus s’offusqua
« Vous faites d’une exception une généralité. Écoutez-moi et vu que rien ne vous lie à ce lieu, rendez-vous au Château de Vaulruz et attendez ma venue. Il y aura là-bas de bonnes raisons de s’y poser. Et si vous connaissez d’autres etrangers en manque de foyer, prenez-les avec vous.
La matriarche, qui pensait toujours parler à un cerf – et on ne désobéit pas aux créatures magiques du Mont-Gibloux- épaula son baluchon et fit avancer son convoi.

Rufus rentra alors au château de Vaulruz et lorsqu’il y arriva, trouva toute une troupe d’artisans, de paysans et de voyageur devant les portes, que les Gardes ne laissaient pas entrer.
Rufus traversa la foule qui s’ecarta à son arrivée et devoila alors son identité véritable.
Le capitaine de la Garde qui etait de service en ce soir de Noël le salua et dit alors:
« Monseigneur, ces gens veulent entrer. Ils disent qu’un cerf les y a invité. Mais nous ne pouvons les laisser venir dans le château.
« Et pourquoi donc? » Demanda Rufus
« Les artisans ne font que travailler, et ils s’offusquent sans cesse que chacun ne partagent pas leur labeur.
Les paysans sont pauvres et n’ont rien d’autre à nous apporter que des bouches à nourrir.
Les étrangers sont trop différents et ils vont dénaturer notre culture.
Et puis…. aucun n’est combattant et c’est de guerriers dont nous avons besoin. »
Rufus réfléchit. Il pris ensuite la parole et annonça à tous.
« Vous avez tous des valeurs.
L’artisant glorifie le travail.
L’humble glorifie la solidarité
Le voyageur glorifie la liberté
Le guerrier glorifie la discipline militaire.
Chacune de ces valeurs à sa place sur le Mont-Gibloux. Mais pour cohabiter, nous devrons apprendre à les appliquer à nous-mêmes sans les imposer aux autres.
Et si, en ce jour de Noël, vous acceptez de faire cet effort, je vous ouvrirais les portes de mon château et il sera vôtre.
Alors que l’artisan nous construise une grande table.
Que le fermier ouvre le cellier et nous prépare un banquet
Que les voyageurs nous emmènent dans leurs aventures et leur musique.
Que les soldats veillent sur nous…. mais n’oublient pas de trinquer et festoyer.

Ainsi vous serez tous la Garde du Mont-Gibloux, pour Noël et pour tous les jours de l’année.

Image: Natalia Shilyakova-Sorokina

Qui sont les Gardes? Episode 3

Maxime Esseiva

Vous ne connaissez pas les Gardes? Nous allons vous les présenter.

Et pour ce troisième entretien, c’est Maxime qui sera notre interlocuteur. Vous allez le découvrir, sous ses airs de combattants pugnace, il cache un cœur tendre et des idéaux variés.

Hérault: Salut Maxime. Peux-tu nous raconter en quelques mots comment tu as été amené à rejoindre la Garde?

Maxime: C’était en 2011, l’association était encore toute jeune (ça va bien, moi aussi). C’était un camarade de classe de l’apprentissage, déjà membre de l’association (Ludo) qui m’avait proposé de venir pour essayer.

Et, comme beaucoup de gens de ma génération, j’avais grandi avec les films du seigneur des anneaux. Donc pouvoir rejoindre une association médiévale, mais aussi fantastique, c’était sûr que ça allait me plaire.

Hérault: Fantastique ? Mais… je croyais que tu faisais de l’histo? (historique = reconstitution)

Aurais-je mal compris ?

Maxime: Alors, je serai bien présomptueux de dire que je fais de l’histo. Je suis assez fier de mes costumes et de mon équipement, mais il n’y a pas derrière la recherche qui permettrait de se rapprocher au mieux des connaissances historiques actuelles. En côtoyant de nombreux passionnés, on apprend beaucoup de choses sur le Moyen-âge et l’histoire de l’Europe, et je me fais plaisir de partager ce savoir. Mais je ne prétends pas être rigoureusement historique.

Hérault: Tu nous as évoqué ton costume. Qu’en est-il du combat? Quelle est ton approche ?

Hors Interview: « Alors j’ai très envie de faire plein de citation de OSS117 du genre « J’aime me battre », mais on va éviter

Maxime: Je perçois personnellement le combat – je préfère le terme « escrime » – de 3 manières :

– Déjà l’art martial, l’apprentissage du maniement de l’épée (entre autres). D’ailleurs, une des racines possibles d’escrime est le bas francique « Skirmjan » : se défendre. C’est là même l’essence principale de cette pratique.

– Le côté historique. Un des objectifs lorsque l’on pratique les Arts Martiaux Historiques Européens (abrégé AMHE) est de pouvoir faire renaître la pratique d’un art martial occidental qui a été oublié (en tout cas en partie). Aussi, j’apprécie d’apprendre les anecdotes sur les Maîtres d’arme de l’époque.

– Et l’approche artistique, plus proche du théâtre ou de la danse, car tout est connu et prévu à l’avance. Cela permet de pouvoir mettre en pratique les techniques que l’on a apprises tout en offrant la possibilité de le mettre sous forme de spectacle. C’est pour moi l’aboutissement de cette pratique.

J’ajouterai aussi avoir pu pratiquer le sparring, ou combat libre (avec protection, cela va de soi). Une expérience qui permet de se rendre compte de la difficulté de l’utilisation de l’épée et de ses techniques dans la pratique

Hérault: Voilà ce que j’appelle une réponse complète.. et pourtant..

Tu n’as pas évoqué le tir à l’arc. Le vois-tu aussi comme une discipline liée au combat ? Comment gères-tu ces deux aspects en tant que Maréchal ? 

…. d’ailleurs…. comment vois-tu cette fonction de Maréchal ?

Oui je sais ça fait beaucoup de questions. Mais j’entends d’ici les Gardes trépigner d’envie d’en savoir plus.

Maxime: Je ne suis pas archer, même si j’en ai fait un petit peu.

Il faut noter que je ne suis pas le maréchal, mais un maréchal. Et en l’occurrence, le maréchal responsable de l’archerie est Marc ( n.d.l.r.: Chassot )

Il y a des gens qui ne sont intéressés que par l’escrime, d’autres que par l’archerie, et encore d’autres par les deux.

On veut pas empêcher qui que ce soit de profiter de l’un ou de l’autre. Tout le monde est libre de venir aux entraînements pour participer à l’un ou l’autre ou à l’un puis l’autre.

Et finalement, j’aimerais dire qu’on est une équipe de maréchaux (Aude, Laurent, Hugo, Kolia, Marc et moi). Et nous allons travailler ensemble pour pouvoir fournir les meilleurs entraînements possibles.

Hérault: Finalement? Que nenni. C’est moi qui décide quand c’est fini.

Alors finalement…

… que dirais-tu aux gens pour leur donner envie de venir s’entraîner avec vous?

Maxime: Qu’ils sont et seront toujours les bienvenus ! Que ce soit pour participer régulièrement ou bien juste pour essayer ou même regarder.

Oh, et on prête volontiers du matériel

Samain sur le Mont-Gibloux

La fête de Samain est moins connue que celles qui lui ont succédé, que sont La Toussaint et Halloween. Mais l’origine de ce mythe est à chercher dans les mêmes croyances antiques. Celles qui disent qu’au 1er novembre de chaque année, le monde des vivants est au plus proche de celui des esprits.

Il convient donc de se montrer exemplaires à Samain, car l’on est observé par les habitants de l’autre monde. C’est aussi le moment rêvé pour leur parler et leur transmettre nos pensées.

Samain, c’est le nouvel-an Celtique, c’est la période où l’on se retrouve et où l’on l’on célèbre dans la paix, la fin de l’été et le déclin du Soleil. Les Druides allumaient un grand feu, et les diverses familles du village venaient prendre un peu de ce feu pour le ramener dans leur maison et la chauffer l’hiver durant.

Depuis les toutes premières années de son existence, la Garde a fêté Samain et a accompli son traditionnel pèlerinage jusqu’à la fontaine à Catillon, au sommet du Mont-Gibloux.

2023 n’aura pas fait exception et une troupe de Gardes hardis se sont réunis à Villarlod pour une sacrée agape pas piquée des Cucards, comme dirait Cyrielle. (enfin presque)

Le départ du pèlerinage aura été quelque peu retardé, pour permettre aux derniers courageux de nous rejoindre. Mais comme le comité avait bien traîné pour sa séance du matin, les préparatifs de la salle n’étaient pas tellement avancés, et ce retard a bien arrangé tout le monde.

Vous vous dites peut-être que si les séances du comité durent si long, c’est parce qu’ils travaillent dur? Oui. Aussi.

Mais c’est surtout parce qu’on rit. Beaucoup.

La journée s’est déroulée dans la douceur et sans fausses notes, malgré les quelques guêpes qui voulaient aussi être de la fête. Le caissier les aura vite recadré, car elles n’ont pas payé de cotisation.

La surprise la plus mémorable arriva le soir. L’équipe cuisine a mis les petits plats dans les grands. Il fallait « marquer le coup », alors c’est un fameux banquet qu’elle nous a préparé. Tant visuellement que gustativement, on ne s’en est pas encore remis.

Il y’a aussi à Samain quelques petites traditions toutes particulières, comme les bougies apportées par chacun d’entre nous pour rappeler le feu des druides.  Il y’en a d’autres encore dont nous ne vous parlerons pas ici. Il faudra que vous deveniez l’un des nôtres pour en savoir plus.

Au bilan final de ce week-end ? Beaucoup de plaisir et d’émotions. Une occasion de se débarrasser de nos vieux fardeaux pour repartir pour une nouvelle année (celtique) sur de bonnes bases saines.

Et pour votre information : la fête de Samain commence 3 jours avant le 1er novembre et s’achève 3 jours après. Restez vigilants et exemplaires encore un moment.

Joyeux Samain à tous.

Qui sont les Gardes? Épisode 2

Aurélie Zürcher

Vous ne connaissez pas les Gardes? Nous allons vous les présenter.

Et pour ce second entretien, partons à le rencontre d’Aurélie, qui portera à vos oreilles et vos yeux, de merveilleux contes qui vous feront voyager dans des mondes incroyables.

Herault :Salut Aurélie.Peux-tu me dire depuis combien de temps tu es membre de la Garde et comment ton chemin t’as amené dans cette voie?

Aurélie : Bonne question ?… alors en 2013 (après avoir regardé sur le site héhé).Je me suis retrouvée sur le tournage de Sombrebois après avoir suivi Laurent, qui avait participé à quelques entraînements grâce à René. Quelle activité, pour une première! Je dois dire que Laurent m’avait un peu poussé à y participer…et je ne l’ai pas regretté. Costumes, rigolades, feu de bois & de belles rencontres…wahou!

Hérault: Ce tournage t’a-t-il donné une image précise de la Garde et de ce que tu voulais y faire? Comment as-tu découvert les autres activités ?

Aurélie: Je n’ai pas vraiment eu d’image précise de la garde à ce moment-là, mais j’ai plutôt ressenti son énergie, son ambiance,… J’ai découvert les activités de la garde plus tard, à force de participer aux fêtes médiévales et aux activités. J’ai commencé par participer à un entraînement d’épée, mais c’est le tir à l’arc qui m’a rapidement attiré. Puis, j’ai participé à un petit atelier théâtre animé par Gaëlle, c’est elle qui m’a soufflé l’idée des contes. J’ai aussi fait partie de la première équipe cuisine (en ajoutant des ingrédients à l’oeil avec David dans le dos d’Alexandre qui suivait scrupuleusement la recette…et en ne pouvant pas servir les tartes aux fruits envahies de fourmis ?).

Herault: est-ce que les contes que tu raconte sont…. conventionnels?

Aurélie : Je dirais que les contes le sont, dans le sens où ils suivent la trame du conte…. mais il y a des intervenants, qui jouent certains personnages du conte, qui le rendent bien moins « conventionnel »! Ils interviennent à chaque fois d’une manière différente: c’est presque chaque fois une surprise et le conte (et la conteuse) doivent alors rebondir. Le conte prend alors une tournure différentes à chaque représentation avec un saucisson magique (à la place d’une pierre), un chevalier qui sort d’un buisson et les innombrables jeux de mots.Bref on garde l’univers du conte, avec une touche que seuls les gardes peuvent donner.

Hérault : Comment vois-tu la Garde pour les années à venir ? Et que dirais-tu à quelqu’un pour le convaincre de se joindre à nous?

Aurélie: J’ai du réfléchir un moment pour pouvoir y répondre… Je dirais une garde qui se construit sur les bases « simples » qui nous rassemblent tous. Je pense souvent à la fête de Samaïn: une petite cabane sans confort, où on se serre un peu pour que chacun ait une place, un feu, les bougies sur le bord de la fenêtre…rien d’incroyable en soi, mais l’empreinte de la garde y ressort particulièrement. En tous cas, l’empreinte que j’affectionne personnellement ;-)Pour la 2e question, je dirais juste: viens essayer, découvrir les activités que l’on propose, rencontrer les gardes…Rien d’autre. Je préfère que la personne découvre notre troupe par elle-même. A elle de voir si cela lui correspond.

Litha & « La Marque de la Couronne »

Litha est une occasion pour les Gardes de se réunir au Bois du Cerf.

Pour ceux qui ne connaissent pas Litha, il s’agit d’ une fête traditionnelle païenne. C’est un jour de grande importance pour les cultures qui vénéraient le Soleil, car c’est le jour le plus long de l’année.

On peut faire le parallèle avec la Saint-Jean dans le Christianisme, qui célèbre le renouveau.

En 2021, quand la Garde a pris ses quartiers pour la 1ère fois au Bois du Cerf, cette fête a été choisie pour marquer l’évènement et demander une « bénédiction » à Cernunnos, dieu celte des forêts et de la nature, pour occuper cet espace.

Ainsi, un campement fût monté et une cérémonie organisée. Un tournoi de tir à l’arc appelé « La Marque de la Couronne » a également vu le jour à cette occasion.

En 2023, la Garde s’est montré fidèle à son engagement.

Cernunnos lui-même est venu

La cérémonie a bien eu lieu, Cernunnos est venu nous jauger, nous peser, nous mesurer… Et nous a donné pour une année encore la permission de rester. La présence du Gardien aura aidé à démontrer notre détermination et notre solidité face aux tempêtes.

De son côté, l’équipe Cuisine a brillé à nouveau, en nous préparant un repas succulent qui a été partagé à la lueur des bougies et des derniers rayons du Soleil, bien présent lui aussi.

La Marque de la Couronne s’est déroulé paisiblement sur toute la durée de la journée. Chaque archer a pu tirer à son rythme et c’est Claude qui a montré le plus d’adresse et de précision. Il ramène donc le trophée à la maison.

Claude, vainqueur de la Marque de la Couronne

D’aucun diront que ce n’était pas le jour J… Et à raison, car Litha tombe normalement le 21 juin. Et bien Cernunnos ne nous a pas boudé pour autant. Il sait que même si les Gardes sont sollicités et engagés à fond dans leur vie « moderne » et professionnelle, ils persisteront à protéger la Garde et le Bois du Cerf, qui sont des refuges face aux assauts du quotidien.

Et que les quelques malandrins et malveillants qui trouvent amusant de régulièrement venir polluer cet endroit s’en souviennent:

La Garde plie. Mais ne rompt pas.

L’Archerie du Mont-Gibloux

Depuis sa création en 2010, il y’a eu de tout temps des archers dans la Garde du Mont-Gibloux.

Et si les conditions le permettent, nous aimons à emmener notre matériel avec nous lors des fêtes.

Mais l’histoire de l’archerie de compétition au sein de la troupe a commencé en 2014, avec la création du Tournoi du Grand Cerf Blanc. Le but était de réunir les archers de différentes troupes en Suisse Romande afin de partager une journée de compétition et de festivités.

Tournoi du Grand Cerf Blanc 2019

Cette toute première édition fut couronnée par la victoire de Maxime Schaller pour La Garde. La machine était lancée, et l’archerie n’allait plus cesser de grandir.

Tournoi du Loup 2022

2 ans plus tard, en 2016, est créé le Tournoi du Loup, sous l’impulsion du Connétable Claude Dupasquier. Compétition hivernale, dernière activité avant le nouvel-an, il restera dans l’esprit des gens comme un des tournois aux conditions les plus rudes.

La même année, et par le même instigateur, le Championnat du Faon va voir le jour. Une compétition interne sur toute l’année qui se déroule en plusieurs passes. Claude remportera cette première édition.

Mais ce n’est pas tout !

Dès 2022, le Faon se voit enrichir d’une nouvelle catégorie.

Ainsi, le « Faon » sera consacré au style de visée dit «Barebow » et le « Hère » va lui ajouter le tir « Instinctif ».

Un programme plutôt bien rempli, n’est-ce pas?

Et pourtant, il reste encore une compétition interne, appelée « la Marque de la Couronne ». Celle-ci se déroule lors de la fête celte de Litha, en juin. La Garde célèbre cet évènement depuis 2021.

Ces différents évènements et compétitions ont tous évolués de façon différente.

Alors que les compétitions internes comme la Faon et la Couronne évoluent petit à petit au gré des nouveaux ajouts de règle et de variantes, le Tournoi du Loup a gardé ses bases et ses fidèles et même au cœur des hivers les plus froids, il continue de rassembler les plus hardis dans la rigueur et les capes en laine.

De son côté, le Tournoi du Grand Cerf Blanc a considérablement évolué. Attirant de plus en plus de troupes dans son giron, il a été décidé fin 2017 que le Tournoi devait prendre son autonomie. Ainsi a été fondée la Fédération du Grand Cerf Blanc, qui s’occupe de gérer administrativement l’organisation du tournoi et qui se compose de membres venant de différentes troupes. Luc Grossenbacher en sera le 1er Président.


Si on fait le Bilan :

Le Tournoi du Grand Cerf Blanc a eu 8 éditions dont 7 ont été remportées par la Garde et 1 par l’Association Médiévale Boyarde ( Marc Wulf).

Les Champions de la Garde sont :

Maxime Schaller (1x)

Jacques Dupasquier (1x)

Luc Grossenbacher (1x)

Claude Dupasquier (4x)

Le Tournoi du Loup a eu 6 éditions et autant de vainqueurs :

2016 : Claude Dupasquier

2017 : Claude Dupasquier

2018 : Luc Grossenbacher

2019 : Claude Dupasquier

2021 : Claude Dupasquier

2022 : Frederic Bodmer Duc

Le Championnat du Faon a eu lieu tous les ans depuis 2016

Les vainqueurs sont :

2016 : Claude Dupasquier

2017 : Luc Grossenbacher

2018 : Frederic Bodmer Duc

2019 : Frederic Bodmer Duc

2020 : Claude Dupasquier

2021 : Claude Dupasquier

2022 : Claude Dupasquier

Le Championnat du Hère a commencé en 2022

Il a été remporté par : Claude Dupasquier

La Marque de La Couronne a été disputé à 2 reprises.

Qui sont les Gardes?

Gaëtan Cortes

Vous ne connaissez pas les Gardes? Nous allons vous les présenter. Et pour ce premier entretien, partons à le rencontre de Gaëtan qui s’est installé en cuisine depuis quelques temps déjà.

Hérault: Hello Gaëtan.

Ça fait plus de 6 ans que tu es membre de la Garde du Mont-Gibloux. 

Est-ce que la cuisine t’as attiré dès le début de ton parcours?

Gaëtan: A mon arrivée dans la Garde ce n’était, initialement, pas le groupe de travail qui m’aurait intéressé de prime abord. D’abord intégré dans le groupe de combat, j’ai aidé une ou deux fois la cuisine dans des petites tâches, comme éplucher les légumes etc… C’est après avoir sympathisé un peu plus avec le groupe, et en ayant vu toute la richesse de cette activité, que j’ai commencé à vraiment m’y intéresser et à m’incruster dans leur organisation !

Hérault: Tu as donc de multiples casquettes lors des événements.

Est-ce que tu parviens à être actif sur tous les fronts? Dois-tu parfois faire des choix dans tes différentes activités ?

Gaëtan: C’est parfois un peu compliqué, mais de manière générale j’essaie de faire passer la cuisine en priorité ! Il est parfois arrivé que je doive m’éclipser pour aider pour la sécurité lors des crachage de feu, mais on a une excellente équipe qui prend facilement le relais si on doit s’absenter un petit moment !

Hérault: Peux-tu nous dire quelques mots sur une fête un évènement en particulier qui t’ont marqué en rapport avec ton activité culinaire?

Un souvenir qui restera gravé dans ta mémoire?

Gaëtan: J’ai oublié le nom, c’était quoi la fête ou y’avait l’ocarina en face, il y avait une grande tour, tout en haut d’une colline, et on avait attaqué le camp des sombresang ?

Hérault: : C était St-Triphon il me semble

Gaëtan: C’est probablement St-Triphon ! On s’était vraiment donné pour faire un super menu, et il y avait eu une ambiance assez géniale. C’était également la première fois qu’on testait Marcel, notre four ! Sur cette même fête, on a même effectué du « combat » avec des ustensiles de cuisine. Et on a, également, manqué de brûler la table de la cuisine pendant la nuit en ayant laissé quelques braises dessus…

Hérault: Marcel? Pourquoi Marcel?

D’où debarque-t-il ce Marcel et que sait-il faire ?

Gaëtan: Marcel c’est le four en terre cuite acheté par la garde il y a quelques années ! On a mis beaucoup de temps à le maîtriser correctement, et on essaie encore aujourd’hui. C’est comme un dragon un peu soupe au lait : il a tendance à recracher les aliments soit trop peu cuits, soit carrément noir charbon. Mais on arrive, aujourd’hui, à faire des choses pas mal avec, et on est assez fiers !

Hérault: Une dernière question:

Si tu devais donner envie à quelqu’un de rejoindre la cuisine…. comment tu ferais pour le convaincre?

Sans enlevement ni syndrome de Stockholm bien sûr…

Gaëtan: Je dirais que la chose la plus importante dans la cuisine de la garde c’est qu’on est une grande famille très soudée. J’aurais presque envie de dire qu’on est le groupe le plus soudé de la garde ! Alors si vous avez envie de nous rejoindre et de pouvoir ainsi donner libre cours à votre créativité, vous êtes les bienvenus !!!